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Mers et océans : vecteurs essentiels de la mondialisation

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Mers et océans : une grande diversité des ressources au cœur des enjeux mondiaux

Les ressources halieutiques

  • Les ressources halieutiques sont des ressources vivantes aquatiques, nombreuses et variées, exploitées par l’homme depuis longtemps grâce à la pêche.
  • Les techniques de pêche sont devenues majoritairement industrielles et ont accru les rendements. Le nombre de poissons pêchés a été multiplié par cinq depuis 1950 (20 millions de tonnes en 1950, 95 millions de tonnes en 2014).
  • Cette augmentation va de pair avec une consommation en forte croissance et une population mondiale de plus en plus nombreuse. Les conséquences de cette surpêche sont inquiétantes car les ressources s’amenuisent et certaines espèces sont menacées de disparition.
  • Les ressources halieutiques font l’objet d’un partage des mers et océans en zones définies au niveau mondial par la F.A.O. (tente de concilier l’exploitation des ressources et leur préservation au niveau mondial). L’Union européenne a une approche plus restrictive (possibilité d’imposer des quotas lorsque des espèces sont menacées).
  • Ces régulations accentuent bien le rôle des mers et océans comme vecteurs de la mondialisation puisqu’une sorte de gouvernance mondiale dans le domaine des ressources halieutiques est nécessaire.

Les ressources énergétiques

  • Mers et océans recèleraient 22 % des réserves mondiales de pétrole et 37 % des réserves mondiales de gaz.
  • Ces réserves d’hydrocarbures se trouvent pour la plupart au-delà des 2 500 m de profondeur (gisements off-shore : un tiers de la production mondiale d’hydrocarbures).
  • Les améliorations techniques permettant de forer au-delà de 3 000 mètres de profondeurs ont permis d’identifier de nouveaux gisements (océan Arctique, au large du Brésil, golfe du Mexique et de Guinée).
  • Certaines ressources énergétiques des mers et océans jusque-là non exploitées deviennent alors de plus en plus convoitées afin de satisfaire l’appétit en énergie des différents pays.
  • Les mers et les océans permettent aussi d’exploiter des énergies renouvelables (développement des éoliennes en mer, développement de l’utilisation des énergies houlomotrice, marémotrice ou thermique).

Les ressources biochimiques, les minerais : de nouvelles perspectives

  • Les perspectives d’exploitation des organismes marins se multiplient (produits pharmaceutiques, cosmétiques et agroalimentaires).
  • Les profondeurs sous-marines sont encore largement méconnues (seuls 10 % des fonds marins seraient cartographiés). Au-delà de 2000 m de profondeur se trouvent des ressources qui pourraient être essentielles à notre avenir.
  • Pour préserver les océans, l’exploitation de ces ressources biochimiques nécessite, comme pour les ressources halieutiques, une concertation mondiale.
  • À ces ressources biochimiques s’ajoute un intérêt mondial pour les ressources minières présentes dans les mers et les océans (nodules polymétalliques, nickel, cuivre, cobalt rares et donc attractifs) :
  • localisés en haute mer, leur exploitation est compliquée car la haute mer est une zone internationale et n’appartient donc à aucun pays ;
  • leur extraction reste à ce jour plus expérimentale qu’industrielle car ils se situent entre 3000 et 6000 mètres de profondeur ;
  • les risques technologiques et environnementaux qui découleraient d’une exploitation industrielle ne sont pas encore évalués.
  • Dans un contexte mondial de raréfaction des ressources, l’ensemble des ressources halieutiques, énergétiques, biochimiques et minières est essentiel à l’avenir de l’humanité. Leur exploitation de plus en plus importante met en évidence la nécessité d’une organisation à l’échelle mondiale pour préserver au maximum les mers et océans, qui jouent un rôle clé de régulateurs climatiques. En ce sens, mers et océans sont au cœur d’enjeux mondiaux.

Mers et océans : un espace de circulation majeur

  • L’accélération des mobilités est une caractéristique des XXe et XXIe siècles. Elle est le résultat de l’amélioration des transports et d’une baisse généralisée des coûts.
  • Sur les mers et océans, outre l’importante circulation des marchandises les mobilités principales sont le fait de deux phénomènes opposés : les flux migratoires et le tourisme de croisière.
  • Les flux migratoires maritimes concernent essentiellement la Méditerranée. Il s’agit de flux de la rive Sud vers la rive Nord.
  • Ces déplacements ne sont pas nouveaux mais ces dernières années, les contextes géopolitiques et les difficultés socio-économiques ont multiplié les départs, dans des conditions de traversée très dangereuses.
  • Les mers et les océans, dans le cadre de ces migrations, apparaissent comme des espaces difficiles à contrôler (flux illicites, passeurs peu scrupuleux, migrants sans papiers nombreux). L’Organisation Internationale des Migrations a estimé à plus de 32 000 le nombre de migrants entrés en Europe par la mer entre janvier et juillet 2019 (contre plus de 51 000 en 2018 sur la même période).
  • À l’opposé, les mers et océans sont aussi « au service du loisir mondialisé » comme le montre l’attrait pour les croisières, car mers et océans sont des vecteurs de rêves (2012 : 17 millions de croisiéristes ; estimation pour 2025 : 30 millions). Les Caraïbes (37 % des croisières) et la Méditerranée dominent les zones de tourisme de croisière. Les principales compagnies mondiales sont Carnival (États-Unis), Royal Caribbean (États-Unis et Norvèges), et MSC (Italie).
  • Les mers et océans favorisent donc la circulation des hommes. L’amélioration des transports, les contextes géopolitiques d’un côté, la hausse des niveaux de vie de l’autre ont en revanche orienté cette circulation dans deux directions particulières qui sont aussi liées à la mondialisation.
  • La croissance des échanges internationaux de marchandises est supérieure à la croissance de la production mondiale depuis 1945. Les transports maritimes assurent plus de 85 % de ces échanges en volume. Cet essor est dû à la littoralisation des industries et à la conteneurisation.
  • La littoralisation : elle s’est accentuée depuis les années 1980. Elle est directement en lien avec la mondialisation de l’économie et le développement des échanges maritimes et est à associer avec la maritimisation de l’économie (les usines ont la possibilité d’acheminer plus rapidement leurs productions et peuvent recevoir des composants ou matières premières plus facilement).
  • conteneurisation (principe du conteneur a été mis au point par Malcom McLean en 1956 ; phénomène mondial) : facilite le transport, le chargement et le déchargement. Le transport via les mers et océans est un atout, car les conteneurs facilitent l’intermodalité avec la voie terrestre.
  • Cette standardisation mondialisée a permis de gagner beaucoup de temps et a diminué les coûts de transport. Cela explique aussi bien sûr l’essor des transports maritimes, dominés par l’entreprise danoise Maersk et la française CMA CGM.
  • Les navires empruntent des itinéraires précis, toujours les mêmes (routes maritimes). Les routes principales relient les régions du monde les plus développées (Asie orientale, Amérique du Nord et Europe du Nord). Les autres trajets sont dits « secondaires » (nombre de porte-conteneurs et volume de marchandises transportées moins important).
  • Les routes maritimes permettent donc d’identifier des zones plus ou moins favorisées par la mondialisation. Aujourd’hui, les routes maritimes diffèrent selon le type de marchandises transportées.
  • Les risques technologiques sont évidemment accrus le long de ces routes. De plus, la circulation des marchandises est directement responsable d’une partie des pollutions dont sont victimes les mers et les océans.