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Discours de la servitude volontaire, Étienne de La Boétie
Fiche oeuvre

Contexte

La Boétie a 18 ans lorsqu’il écrit ce texte en 1547. Toutefois, mais celui-ci ne sera publié qu’en 1576, après la mort de son auteur. C’est par le Discours de la servitude volontaire que Montaigne fait la connaissance de La Boétie, qui deviendra son grand ami et dont il parle dans ses Essais. Malgré cela, ce texte reste longtemps confidentiel et ne sera reconnu qu’au XIXe siècle.

Étienne de La Boétie

1576

Discours de la servitude volontaire

Thèmes associés

Liberté

Politique

Société

Justice

Résumé

La Boétie part d’un étonnement : comment est-il possible que les hommes acceptent de rester sous la domination d’un tyran ? Comment, alors qu’ils sont nombreux, peuvent-ils se soumettre à un seul ? Pourquoi acceptent-ils de renoncer à leur liberté ?

En effet, pour La Boétie, si les hommes ne sont pas libres, ce n’est pas par contrainte mais par servitude volontaire : ils acceptent eux-mêmes leur servitude puisqu’ils pourraient au contraire se révolter et s’en libérer : le tyran est un homme comme les autres et non un colosse invincible. Aussi, les hommes sont responsables de leur manque de liberté et le pouvoir des tyrans ne repose que sur l’abandon du pouvoir du peuple.

La Boétie propose quelques facteurs permettant d’expliquer ce phénomène. Le premier est l’habitude : les hommes naissent esclaves et le demeurent par coutume, parce qu’ils ne pensent pas à changer l’ordre des choses. Le deuxième est la manipulation des puissants, qui savent contrôler leurs sujets en assouvissant leurs plaisirs les plus bas ; la religion et les préjugés sont également de grandes aides dans cet art de la domination. Enfin, la troisième raison est que le tyran met en place une structure pyramidale, en se faisant aider par un petit nombre d’hommes qu’il contrôle par leur appât du gain et des honneurs.

La Boétie est donc le premier théoricien de ce que Thoreau appellera plus tard la « désobéissance civile » : pour lui, le peuple, s’il veut devenir libre, n’a qu’à se révolter et décider de ne plus supporter la domination de son tyran. La liberté est avant tout une affaire de responsabilité et de décision, et il ne tient qu’à l’homme d’être libre.

Citation

« Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres. »