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Lettre à Ménécée, Épicure
Fiche oeuvre

Contexte

L’épicurisme est une philosophie hellénistique qui se développe au IIIe siècle av. J-C à Athènes avec la fondation en 306 av. J-C par Épicure de l’école du Jardin. Épicure se démarque des philosophies platoniciennes et aristotélicienne en proposant à ses disciples un nouveau genre de vie, une philosophie qui recherche le bonheur pratique. Il maintient une solide correspondance épistolaire avec les groupes qu’il a rencontré durant ses voyages, et les élèves qu’il a formés. C’est de ces correspondances que la Lettre à Ménécée est tirée. Cette lettre est conçue comme un véritable manifeste philosophique dans lequel Épicure expose sa conception de la philosophie, tournée vers le bonheur, et vers les moyens d’arriver à ce bonheur.

C’est Diogène Laërce (poète et biographe du début du IIIe siècle) qui retranscrit cette lettre, mais la quasi-totalité des œuvres d’Épicure a disparue. La Lettre à Ménécée est donc l’une des seules sources dont nous disposons pour connaître la philosophie d’Épicure.

Épicure

Entre 306 et 270 av. J.-C. (env.)

Lettre à Ménécée

Thèmes associés

Bonheur

Désir

Éthique

Matéralisme

Résumé

La Lettre à Ménécée présente la morale épicurienne. Elle a une portée fondamentalement pratique et il s’agit, pour Épicure, de résumer en quatre points les principes à respecter pour atteindre la vie bienheureuse.

Il commence par expliquer qu’il faut avant tout commencer par philosopher afin de nous détacher de certains préjugés qui constituent des obstacles dans la voie du bonheur. Il met donc en place des « remèdes », c’est-à-dire des façons de se comporter pour repousser ses préjugés. Tout d’abord, il explique que la crainte des dieux n’est pas nécessaire, car ceux-ci ne s’intéressent pas aux affaires des hommes.

Ensuite, l’idée de la mort ne doit pas troubler l’âme car elle n’est rien pour nous et n’a donc pas d’objet. Le troisième préjugé auquel il s’attaque est la peur de la souffrance. Son argument est qu’en réalité le mal est aisément supportable car, ou bien la douleur est temporaire et supportable, ou bien elle ne l’est pas, mais dès lors elle conduit à la mort qui n’est rien pour nous. Il met en avant la théorie qui consiste à dire que la douleur est le mal et le plaisir est le bien.

Enfin, Épicure affirme que l’on peut facilement atteindre le bonheur, car la sagesse consiste à se contenter de peu : le bonheur est donc limité et stable. Il développe dans cette dernière partie une classification des désirs, qui indique quels désirs il faut suivre pour arriver au bonheur.

Citation

« Par conséquent il faut méditer sur les causes qui peuvent produire le bonheur puisque, lorsqu’il est à nous, nous avons tout, et que, quand il nous manque, nous faisons tout pour l’avoir ».