Scientifique
Bohr
Biographie

Niels Henrik David Bohr est né au Danemark, à Copenhague, le 7 octobre 1885 dans une famille bourgeoise. Il étudie à l’Université de Copenhague. Il travaille ensuite à Cambridge avec Ernest Rutherford et publie en 1913 une théorie novatrice sur la structure de l’atome. De retour à Copenhague, il enseigne la physique à l’Université en 1916. En 1920, il fonde l’Institut de la physique théorique et en devient le directeur.

Sa notoriété croît comme il poursuit ses recherches en physique et il se voit décerner de nombreuses reconnaissances, en particulier le prix Nobel de physique, en 1922, récompensant son développement des mécaniques quantiques.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il doit fuir le Danemark occupé et se rend aux Etats-Unis. Après la guerre, il rentre à Copenhague. Il participe à la création du CERN, Centre Européen pour la Recherche Nucléaire, qui a pour objectif de relancer la recherche européenne en physique au lendemain de la guerre. Il meurt le 18 novembre 1962 à Copenhague.

Bibliographie sélective
Œuvre

Bohr est connu pour le modèle de la structure d’un atome qu’il propose en 1913, fondé sur l’observation du spectre lumineux émis par un atome d’hydrogène. Selon Bohr, l’atome est constitué d’un noyau fixe autour duquel gravitent des électrons placés sur des orbites circulaires stables. Sur une orbite donnée, l’énergie de l’électron ne varie pas et l’électron ne peut perdre ou gagner de l’énergie qu’en passant sur une autre orbite : il émet alors un quantum d’énergie, le photon. Ce modèle permet d’aborder la quantification des niveaux d’énergie. Le modèle de l’atome de Bohr pose des caractéristiques déterminantes dans la découverte des principes de la mécanique quantique. Il faudra cependant en réviser certains aspects, comme le concept de trajectoire de l’électron.

Bohr introduit également le principe de complémentarité qui permet d’appréhender les phénomènes physiques apparemment contradictoires de la mécanique quantique. Si des objets sont analysés séparément, les analyses peuvent faire conclure à des propriétés apparemment contraires mais qui, en mécanique quantique, sont en fait complémentaires.