Philosophe
Edmund Husserl
Biographie

Crédit photo : auteur inconnu, années 1910

Husserl naît dans une famille d’origine juive en Moravie (empire d’Autriche-Hongrie) en 1859. Il suit d’abord des études de mathématiques avant de se concentrer sur la philosophie. En 1886 il se convertit au protestantisme. Il devient professeur à l’Université de Fribourg-en-Brisgau et donne plusieurs conférences célèbres en France. En 1933, Heidegger, adhérant au parti nazi, étant devenu le recteur de l’université dans laquelle il exerce, Husserl doit d’abandonner son poste. Il donne encore quelques conférences à Vienne et à Prague, avant de décéder en 1938.

Bibliographie sélective

Recherches logiques - (1900-1901)
Idées directrices pour une phénoménologie et une philosophie phénoménologique pures - (1913)
Méditations cartésiennes - (1929)
La Crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale - (1934-1937)

Œuvre

Husserl est considéré comme étant l’un des pères fondateurs de la phénoménologie. C’est notamment dans son ouvrage Recherches logiques, qu’il expose en trois tomes les différents mouvements de sa pensée. Il a pour projet de démontrer que la philosophie est une science. Pour cela il considère qu’il faut retourner aux fondements, à savoir, la manière dont les choses apparaissent à l’esprit, pour en connaître la vérité première. C’est cette méthode qui est qualifiée de phénoménologique. L’existence de l’être, de l’autre et du monde sont donc repensées au prisme de cette pensée.

Les idées d’Husserl ont influencé bon nombre de philosophes parmi ses élèves, comme Heidegger. Ses conférences accèderont aussi à la postérité comme celles données à Paris à la Sorbonne et qui forment les Méditations cartésiennes.

Citations

« Toute conscience est conscience de quelque chose. »

« Quiconque veut vraiment devenir philosophe devra "une fois dans sa vie" se replier sur soi-même et, au-dedans de soi, tenter de renverser toutes les sciences admises jusqu’ici et tenter de les reconstruire. »

« L’autre n’est pas une simple duplication du moi parce qu’il ne coïncide jamais avec moi, parce qu’il est là-bas alors que je suis ici. »