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Lucrèce
Philosophe

Biographie

Crédit image : auteur inconnu

On sait très peu de choses sur Lucrèce. Son nom latin était Titus Lucretius Carus. Sans doute né à Rome, il appartient à une famille riche et illustre. On suppose, compte tenu de son savoir en matière de philosophie et de son don pour la poésie, que son éducation a été soignée et rigoureuse. Il aurait été victime d’un filtre d’amour et aurait succombé à une crise de folie en 55 av. J.-C.

98 av. J.-C. (env.) - 55 av. J.-C.

Status

Poète

Courant

Épicurisme

Bibliographie sélective

De la nature des choses 56 av. J.-C. (env.)

Œuvre

Inspiré par son maître Épicure, Lucrèce pense que l’on ne peut lutter contre les vices humains et les superstitions que par la connaissance de la nature des choses. Dans la lignée des grands penseurs de son temps, le philosophe et poète considère qu’il est possible de connaître l’ataraxie, c’est-à-dire la paix et la plénitude de l’âme, mais seulement en se débarrassant de toute passion ou désir superflus. Il inclut d’ailleurs dans ce champ la croyance religieuse.

C’est dans son œuvre majeure, De rerum natura, littéralement De la Nature des choses, un long poème didactique de six livres, qu’il délivrera sa pensée. Si cet ouvrage, profane aux yeux des autorités religieuses, est censuré du temps du poète, il sera redécouvert au XVIIIe siècle par les philosophes des Lumières.

Citations

« Prétendre que c’est pour les hommes que les dieux ont voulu préparer le monde et ses merveilles, ce n’est que pure déraison. […] Même si j’ignorais ce que sont les principes des choses, j’oserais pourtant, sur la simple étude de la nature, soutenir et démontrer qu’elle n’a nullement été créée pour nous par une volonté divine tant elle se présente entachée de défauts ! »

« Fais taire tes opinions, tes sentiments, tes humeurs. Efface ta personne. Alors ton guide intérieur, ne se causant plus aucun trouble à lui-même, te conduit à la chose essentielle qui est en toi : l’impassible nature universelle. »

« Tant que l’objet que nous désirons n’est pas là, il nous paraît supérieur à tout ; à peine est-il à nous, nous en voulons un autre et notre soif reste la même. »