Philosophe
Martin Heidegger
Biographie

Crédit photo : Willy Pragher, 1960
©Landesarchiv Ban-Württemberg, Nr. 060678c

Né en 1889 en Allemagne, Heidegger souffre de problèmes de santé qui lui éviteront de participer à la Première Guerre mondiale. En 1915, après avoir passé sa thèse, il devient l’assistant du philosophe Husserl, qui l’influence grandement. Il le remplace à son poste à l’université de Fribourg après son départ en 1928. En 1933, il adhère au parti nazi (le NSDAP) et est par la suite nommé recteur de l’université. Il démissionne cependant en 1934 de ses charges administratives et reste professeur jusqu’en 1944, puisque l’année suivante, l’autorité Alliée lui interdit l’enseignement. Il donne néanmoins de nombreuses conférences et entretien une importante correspondance. En 1951, il peut reprendre ses cours et donne différents séminaires, notamment en France. Il décède en 1976 dans sa ville natale.

Bibliographie sélective

Être et Temps - (1927)
Introduction à la métaphysique - (1935)
De l’essence de la liberté humaine - (1930)
Lettre sur l’humanisme - (1946)

Œuvre

La philosophie d’Heidegger se concentre sur la question de l’être. Il cherche à déterminer la nature de l’être en réfléchissant d’abord à ce qu’il n’est pas et en différenciant l’être et l’étant. Le philosophe se penche aussi sur la question du langage en ce qu’il permet la manifestation de l’étant sans pour autant désigner l’être. Il devient célèbre avec la publication de son ouvrage majeur, l’Être et Temps en 1927. Il aura aussi à cœur de publier l’intégralité de ses œuvres : le Gesamtausgabe, qui comprend plus de cent volumes et dont la publication démarrera l’année de sa mort.

Citations

« Le langage est la maison de l’être. »

« Dans la mesure où chaque chose a son lieu, son moment et sa durée, il n’y a jamais deux choses semblables. »

« La certitude consiste à se tranquilliser en refoulant le parti d’y voir clair en conscience. »