Philosophe
Maurice Merleau-Ponty
Biographie

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Maurice Merleau-Ponty est né en 1908 à Rochefort-sur-Mer. Brillant élève de l’École normale supérieure et agrégé de philosophie en 1930, il enseigne très vite dans le secondaire à Chartres puis à Paris. Il est mobilisé entre 1939 et 1940 lors de la Seconde Guerre mondiale.

Ami intime de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir depuis ses années d’études, il crée avec ces derniers la revue Les Temps Modernes en 1945, et obtient son doctorat de lettres la même année. Il devient ensuite professeur de philosophie à l’université de Lyon jusqu’en 1948, puis professeur de psychologie de l’enfant et de pédagogie à l’Université de la Sorbonne de 1949 à 1952. Il finit sa vie en tant que titulaire de la chaire de philosophie du Collège de France jusqu’à sa mort en 1961.

Bibliographie sélective

La structure du comportement - (1942)
Phénoménologie de la perception - (1945)
Signes - (1960)
Le Visible et l’Invisible

  • (1964 (posthume))
Œuvre

On se souvient souvent de Merleau-Ponty comme d’un existentialiste, dans la lignée de Sartre, puisqu’il aborde dans ses ouvrages la question de l’existence de l’Homme dans le monde. Mais il se revendique avant tout de l’héritage du philosophe Husserl (1859-1938) dans l’importance que revêt la perception dans son œuvre. En effet, selon le penseur, c’est grâce à la perception que nous pouvons prendre conscience de notre appartenance au monde. C’est dans son œuvre majeure, Phénoménologie de la perception, publiée en 1945, qu’il définit cette philosophie.

Citations

« Lumière, éclairage, ombres, reflets, couleur, tous ces objets de la recherche ne sont pas tout à fait des êtres réels : ils n’ont, comme les fantômes, d’existence que visuelle. »

« La vraie philosophie est de rapprendre à voir le monde, et en ce sens une histoire racontée peut signifier le monde avec autant de « profondeur » qu’un traité de philosophie. »

« Le langage réalise, en brisant le silence, ce que le silence voulait et n’altérait pas. »