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Réaumur
Scientifique

Biographie

René-Antoine Ferchault de Réaumur est un physicien et naturaliste né le 28 février 1683 à La Rochelle. Il fait « sa philosophie » chez les jésuites à Poitiers, puis étudie le droit, les mathématiques et la science, probablement à Poitiers et à Bourges. En 1703, il suit à Paris les leçons du mathématicien Guisnée. Il rencontre en 1707 l’abbé Jean-Paul Bignon (alors président de l’Académie royale des sciences) qui remarque ses qualités intellectuelles ; il est ainsi admis à l’Académie à l’âge de 25 ans, en mars 1708, comme élève géomètre du mathématicien Pierre Varignon. En mai 1708, il présente sa première communication relative à un problème de géométrie analytique et infinitésimale.
En 1711, Réaumur est choisi par le roi pour occuper le poste de pensionnaire mécanicien. Il est aussi chargé par l’Académie de diriger l’édition de la Description générale des arts et métiers de France. Il s’intéresse dans ce cadre à la métallurgie du fer. Ses travaux font de lui le fondateur de la sidérurgie scientifique. En 1713, il est désigné par le roi comme sous-directeur de l’Académie royale des sciences, puis comme directeur l’année suivante. Tout en occupant ce poste pendant 40 ans, il réalise de nombreux travaux sur des sujets variés en histoire naturelle, en métallographie et en physiologie. Il décède le 18 octobre 1757 à Saint-Julien-du-Terroux.

1863 - 1757

Status

Physicien

Naturaliste

Bibliographie sélective

Mémoires pour servir à l’histoire des insectes 1734-1742

Mémoires sur la digestion des oiseaux 1752

Œuvre

En 1722, il décrit notamment la transformation de la fonte en acier par addition de fer métallique ou oxydé. En 1729, il découvre le verre dévitrifié par chauffage et refroidissement, connu sous le nom de « porcelaine de Réaumur ». En 1730, il construit un thermomètre à alcool ; c’est le premier appareil dont les indications soient comparables les unes aux autres. Entre 1734 et 1742, il étudie la vie des fourmis, le système digestif des abeilles, les guêpes, etc. En 1749, dans L’Art de faire éclore et d’élever en toute saison des oiseaux domestiques de toutes espèces, il expose les moyens de produire à peu de frais une grande quantité de poulets et il propose la construction de couveuses artificielles pour l’incubation des œufs, et celle de poussinières. En 1752, il démontre l’action prépondérante du suc gastrique dans la digestion et entreprend des expériences de digestion in vitro. Lors de travaux sur la fécondation, niant la génération spontanée, il essaie de comprendre le rôle de la « liqueur spermatique », en l’empêchant d’atteindre les œufs (il revêt une grenouille mâle avant l’accouplement « d’une culotte bien fermée qui bouche le derrière »). Il est le premier à avoir eu l’idée d’accoupler des animaux appartenant à la même espèce mais différant par un ou deux caractères seulement.