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Søren Kierkegaard
Philosophe

Biographie

Crédit image : Niels Christian Kierkegaard, vers 1840

Kierkegaard naît en 1813 à Copenhague dans une famille protestante rigoureusement pieuse et austère. En 1831, il entre à l’université de Copenhague pour mener des études de théologie. Au cours de sa jeunesse il perd tour à tour quasiment tous les membres de sa famille, ce qui le rend sujet à de nombreuses phases de dépression. Il s’engage entièrement dans ses recherches philosophiques, dont les publications se font sous différents pseudonymes. En 1854, ses écrits prennent un tour volontairement religieux et engagé, dénonçant certaines pratiques de l’Église danoise. Il mène une campagne violente et déterminée qui l’épuise moralement et physiquement. Il décède en 1855, après s’être effondré d’épuisement dans la rue.

5 mai 1813 - 11 novembre 1855

Status

Écrivain

Théologien

Courant

Existentialisme

Bibliographie sélective

Ou bien… ou bien 1843

Le concept de l’angoisse 1844

Étapes sur le chemin de la vie 1845

Traité du désespoir 1848

Œuvre

Kierkegaard s’intéresse de près à la question de l’existence, en tant qu’entité propre, qu’individu, et non comme une partie d’un système. L’existence est singulière puisqu’elle appartient à un temps donné, l’instant : elle existe donc. Pour lui, deux moteurs agissent essentiellement sur l’existence : l’angoisse et le désespoir. Ces deux moteurs obligent donc l’existence à accepter sa finitude et à s’ouvrir au divin. Enfin, Kierkegaard suppose trois différents stades, ou attitudes devant la vie : le stade esthétique, le stade éthique et enfin le stade religieux. L’emploi de divers pseudonymes par l’auteur invite à prendre les œuvres produites comme le résultat d’un narrateur propre à chaque discours, ceux-ci se contredisant donc parfois.

Citations

« Les hommes sont cependant déraisonnables. Ils n’utilisent jamais les libertés qu’ils ont, mais veulent celles qu’ils n’ont pas ; ils ont la liberté de pensée, ils exigent la liberté de parole. »

« L’angoisse est le vertige de la liberté. »

« Dans la mesure où la vérité peut s’apprendre, il faut bien présupposer qu’elle n’est pas ; en tant donc qu’elle doit être apprise, on la cherche. »