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Sylvie Germain
Auteur

Biographie

Sylvie Germain a fait des études de philosophie, au cours desquelles elle a eu le philosophe Emmanuel Levinas comme professeur. Sa thèse de doctorat porte sur le visage.
Sylvie Germain travaille ensuite au ministère de la Culture, à la Direction de l’audiovisuel, en tant que documentaliste. Elle se met également à écrire des contes et des nouvelles. Son premier manuscrit, envoyé à Gallimard, n’est pas retenu, mais elle entre ainsi en contact avec l’écrivain Roger Grenier, qui lui suggère d’écrire d’abord un roman. Un premier roman est publié en 1985, Le Livre des nuits, puis en 1987 Nuit D’ambre, qui remporte de nombreux prix littéraires.
De 1986 à 1993, Sylvie Germain enseigne la philosophie au lycée français de Prague. Elle continue à écrire et publier. En 1993, elle est de retour en France et se consacre à l’écriture.

1954 - ?

Status

Écrivain

Enseignant

Genres

Roman

Essai

Récit

Bibliographie sélective

Jours de colère 1989

Immensité 1993

Magnus 2005

À la table des hommes 2015

Œuvre

Le premier roman de Sylvie Germain est un roman fleuve de 800 pages, vaste fresque familiale qui débute à la fin du XIXe siècle et s’interroge sur la mémoire et le poids des ancêtres, ainsi que sur l’histoire. On y découvre un univers sombre, souvent fait de violence et de mélancolie, qui se retrouve tout au long de l’œuvre de Sylvie Germain. Jours de colère, qui a reçu le prix Femina, est ainsi marqué par la folie qui semble atteindre tous les personnages.
Mais le style de Sylvie Germain est varié. Toujours marquée par l’histoire, elle puise également dans la biographie de personnes ayant réellement existé. Elle écrit aussi un récit de voyage et des essais. Son écriture n’en reste pas moins essentiellement romanesque, caractérisée par un mélange de violence d’une part, et de poésie et de douceur d’autre part.

Citations

« Car ces fleurs-là, ces fleurs de pauvres, de déchus, ces perce-neige, ces perce-pierre, ces perce-faim, ces nuageuses roses de cave, c’est sur la peau de l’Histoire qu’elles ont fleuri, à l’ombre de la guerre et de la haine, et c’est à la face des hommes qu’elles continuent de s’épanouir, d’exhaler leur odeur de froid, de sueur de sang et de larmes dans les replis de leur mémoire.
Si tant est que nous ayons mémoire, et, surtout, que nous fassions mémoire. »

La pleurante des rues de Prague 1994

« La forêt est son royaume, il y flâne des journées entières, parfois il s’y attarde tant qu’il ne rentre qu’à l’aube. Il aime assister au déclin de la lumière dans le ciel qui semble s’arrondir à mesure que le bleu se sature, se violace puis se fonce en noir indigo, et, au même rythme, à la montée des ombres entre les fûts des arbres jusqu’à leurs frondaisons. »

À la table des hommes 2015

« Très tôt, le corps de Magnus a été ainsi délesté, quand sa mère, l’inconnue de Hambourg, a brûlé sous ses yeux, lui calcinant un pan du cœur et lui pétrifiant la mémoire. Et May aussi lui a volé sa part de chair, sa part de cœur, les mêlant à ses cendres dispersées dans le bleu muet du ciel. »

Magnus 2005

« Tout corps passionnel est un corps noir qui absorbe chaque radiation reçue, l’avale, l’engloutit, mais ne renvoie aucun rayonnement, seulement des brûlures, des brouissures. »

Petites scènes capitales 2013