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Exploiter, préserver et protéger l’environnement

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Le rôle des sociétés humaines dans l’exploitation et l’évolution des milieux

Le rôle des individus et des sociétés dans l’évolution des milieux depuis la « révolution néolithique »

  • L’invention de l’agriculture, au Néolithique, marque, pour les archéologues, le début de l’anthropisation (la transformation des milieux naturels par les sociétés humaines).
  • Vers 10 000 avant J.-C., les premières sociétés sédentaires agricoles apparaissent au Moyen-Orient.
  • L’agriculture se diffuse progressivement à la plupart des régions du monde provoquant une explosion démographique (avec une alimentation plus constante, le taux de mortalité est réduit et le taux de fécondité augmente).
  • Pour favoriser le développement de l’agriculture, les paysans du Néolithique ont défriché les grandes forêts primaires. Le déboisement a également été favorisé par la domestication et l’élevage de chèvres et de moutons, qui se nourrissent des repousses des arbres.
  • La révolution agricole néolithique a eu un impact considérable sur l’environnement.
  • À un paysage à dominante forestière a donc succédé en Europe un paysage de terres cultivées et de prairies, entrecoupé de villages, tandis qu’en Asie, par exemple, on aménageait les premières rizières.
  • Néanmoins, les effets de la révolution néolithique furent circonscrits à des zones géographiques restreintes, comme le croissant fertile en Mésopotamie, l’Europe ou les Andes.
  • Les défrichements du Moyen Âge, en particulier les défrichements monastiques, concerneront principalement des forêts tempérées ou des zones marécageuses qui seront assainies pour permettre le pâturage du bétail.

L’anthropocène : une nouvelle époque géologique ?

  • Si certains scientifiques font remonter l’anthropocène à l’époque néolithique, les débats sur la date du début de cette période se cristallisent autour de l’époque contemporaine.
  • L’Anthropocène est la période de l’histoire où les activités humaines ont de fortes répercussions sur l’environnement et le transforment.
  • À partir du XVIIIe siècle, la révolution industrielle a favorisé la diffusion d’un modèle de développement basé sur la consommation d’énergies fossiles (charbon puis pétrole).
  • À partir de 1945, le pétrole, essentiel au secteur des transports, devient un enjeu géostratégique.
  • En échange de leur protection militaire, les États-Unis obtiennent de la monarchie saoudienne, premier producteur mondial de pétrole, la garantie de leur approvisionnement énergétique.
  • L’adoption du mode de vie occidental, basé sur le modèle du consumérisme américain, par de plus en plus de pays depuis 1945 est un accélérateur de la production de gaz à effet de serre et d’empreinte carbone.
  • L’empreinte écologique des États-Unis est de 5 planètes, le chiffre monte à 7 planètes pour des pays développés mais désertiques comme le Qatar.
  • Ainsi, l’utilisation du concept d’anthropocène ne doit pas minorer la responsabilité du capitalisme dans la dégradation de l’environnement.

Préserver et protéger l’environnement

La gestion durable des ressources : l’exemple de la forêt

  • Menacée par les défrichements du Moyen Âge, la forêt recouvrait moins de 13 % du territoire français à l’époque moderne. Cependant, à cette même époque, la France apparaît incapable de rivaliser avec d’autres puissances dans le domaine de la construction navale, principalement faute de ressources nécessaires en bois d’œuvre. Le bois est également la principale source d’énergie (bois de chauffage et bois combustible pour les verreries, forges, tuileries et fourneaux).
  • Par l’ordonnance de 1669, Colbert fut le premier à imposer une gestion planifiée et durable des forêts, elle instaurait des règles d’exploitation strictes des forêts royales placées sous le contrôle des officiers royaux.
  • Une gestion durable est la planification de la gestion de ressources ou d’espaces naturels pour atteindre des objectifs sans préempter le développement des générations futures.
  • La promulgation du Code forestier en 1827, s’inscrit dans la continuité de cette politique, en donnant la priorité à la production de bois.
  • La plantation de la forêt des Landes à partir de 1857, a pour but d’assurer une ressource économique aux populations.
  • La création de l’Office national des forêts (ONF) en 1964 puis l’adoption de la loi d’orientation sur la forêt et le développement durable en 2001 ont achevé de promouvoir la gestion durable de la forêt en France.
  • Chaque année, la forêt française s’étend davantage : de 13 % au Moyen Âge, elle recouvre aujourd’hui 31 % de la superficie du territoire français.
  • La volonté de concilier exploitation et préservation des ressources dans le cadre du développement durable a été consacrée au niveau international par l’adoption des 17 objectifs de développement durable par l’ONU en 2015 qui prônent notamment un usage rationnel des ressources naturelles à l’horizon 2030.
  • À l’échelle locale, on assiste au développement de l’économie circulaire afin de réduire l’empreinte écologique, en particulier énergétique, des échanges.
  • Néanmoins, certains acteurs, comme Extinction Rebellion, jugent que seule une sortie du modèle capitaliste et de la société de consommation peut permettre de répondre à l’urgence écologique.

La protection de l’environnement : entre conservation et préservation

  • En 1872, les États-Unis ont été le premier État à créer un parc national : Yellowstone.
  • Cette politique de préservation de l’environnement visait à sauvegarder une nature sauvage perçue comme originelle en empêchant leur exploitation en en excluant les sociétés humaines et leurs activités.
  • Cependant, cette politique paraît de plus en plus difficile à mettre en œuvre, ne serait-ce que du fait de la croissance démographique globale.
  • La vision majoritaire de la protection de l’environnement défend davantage sa conservation qui n’exclut pas son exploitation, mais cherche à faire émerger un équilibre entre protection et exploitation.
  • À l’échelle régionale et nationale, des espaces protégés et des réglementations spécifiques sont adoptées dans le prolongement de ces orientations internationales.
  • Les parcs nationaux permettent de concilier sur un même territoire développement économique et protection de la faune et de la flore.
  • Depuis le début des années 1970, cette politique de conservation de l’environnement est coordonnée par l’ONU et la communauté internationale à travers des objectifs et des accords qui ont des effets relativement limités du fait de leur caractère non contraignant.
  • Souvent les mesures de conservation de l’environnement se heurtent aux intérêts économiques ou sociaux des populations locales.
  • Le greenwashing (utilisation d’arguments environnementaux trompeurs pour défendre une politique ou assurer la promotion d’un produit commercial) est de plus en plus utilisé.
  • Cette pratique a par exemple été employée au début des années 2010 pour la promotion d’une grande marque de pâte à tartiner.