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L’école comme souvenir d’enfance

  • L’émancipation individuelle est-elle possible par le prisme du système scolaire ?
  • Au XIXe siècle s’est développée une littérature de souvenirs d’école dont le roman L’Enfant de Jules Vallès exploitait le rejet de l’école et de l’éducation parentale.
  • En 1900, Colette raconte dans le premier tome d’une série à succès, Claudine à l’école l’expérience scolaire d’une jeune fille vivant à la campagne.
  • Cette tradition ne disparaît pas au XXIe siècle comme en témoignent les succès du roman Chagrin d’école de Daniel Pennac écrit en 2007 et du film Entre les murs de François Bégaudeau en 2006.
  • On peut également citer le très célèbre poème de Jacques Prévert de 1946, « Le Cancre », emblématique de la figure de l’élève étranger au monde de l’école qui va, « sous les huées des enfants prodiges » dessiner « sur le tableau noir du malheur, le visage du bonheur »
  • Le poème pose la question suivante : est-ce l’élève qui est inadapté à l’école, ou n’est-ce pas plutôt l’école – et plus largement la société – qui est inadaptée à l’élève ?
  • « Le visage du bonheur » est le signe que, même dans un contexte éducatif contraignant, voire violent, une forme d’émancipation, celle des sentiments, reste possible. Après tout, c’est bien l’école qui fournit les craies du bonheur.

Le féminisme

  • Traditionnellement patriarcale, la société occidentale a longtemps accordé, et accorde encore aujourd’hui, des droits aux hommes tout en les refusant aux femmes ou en ne leur donnant pas les moyens de bénéficier de ces droits. Le féminisme est une réaction à ces injustices.
  • Historiquement, le féminisme a d’abord eu comme objectif principal de réformer les institutions afin qu’hommes et femmes soient égaux devant le droit et la loi.
  • Dans les années 1960, le féminisme se fait connaître en France par le MLF (Mouvement de libération des femmes) et par Women’s Lib aux États-Unis.
  • De ces mouvements émergent de nouvelles revendications : droit à des relations sexuelles consenties, légalisation de l’avortement, droit à la contraception, etc.
  • Comment définir les femmes sans que ce soit par référence aux hommes ?
  • Peut-on seulement identifier un propre de la femme et comment cette démarche peut-elle être compatible avec les revendications féministes ?
  • Dans Le Deuxième Sexe en 1949, Simone de Beauvoir tranche cette question d’une phrase : « On ne naît pas femme : on le devient. »
  • Mais alors comment le devient-on ? Ou plutôt, comment la société fait-elle en sorte que l’on devienne femme ? La rupture se joue à l’adolescence, période d’émergence de l’intérêt sexuel. La société fait en sorte que le garçon devienne homme et que la fille devienne femme, par des comportements et des modes éducatifs spécifiques à chacun d’entre eux.

L’abolition de l’esclavage et la persistance du racisme

  • L’un des plus importants mouvement d’émancipation et de libération du XIXe siècle est celui qui a conduit à l’abolition de l’esclavage.
  • L’une des figures majeures de l’abolition définitive en France (décret signé le 27 avril 1848) est Victor Schœlcher.
  • Dans son livre de 1885Des colonies françaises : abolition immédiate de l’esclavage, il défend l’abolition de l’esclavage et veut rendre cette pratique illégale.
  • Dans son ouvrage, il compare ainsi l’esclavagiste et le possesseur d’esclave à un voleur.
  • Il dénonce comme illogique, absurde et ridicule le fait de considérer deux hommes dans une relation hiérarchique d’inégalité puisque, dans l’absolu, ces deux hommes sont rigoureusement identiques sur le plan moral.
  • Il veut imposer la conviction selon laquelle, au-delà de toute raison qu’on pourrait donner à l’esclavage, cette pratique reste fondamentalement un crime à la fois contre la liberté de l’autre et contre toute liberté humaine, puisque les hommes sont par principes tous égaux.