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La domestication des plantes

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L’origine des plantes domestiquées

  • La domestication des plantes concerne la transformation des plantes pour l’utilisation et la consommation humaine.
  • Elle a commencé il y a environ 10 00010\ 000 ans dans plusieurs régions du monde en simultané.
  • Aujourd’hui la répartition des espèces cultivées ne correspond plus aux aires de présence des espèces sauvages.
  • La domestication du maïs s’est déroulée au Mexique à partir d’une espèce sauvage : la téosinte.
  • Si nous comparons la téosinte et le maïs nous pouvons isoler plusieurs syndromes de domestication :
  • l’augmentation de la taille du fruit (plus nutritif) ;
  • la modification de l’architecture de la plante (plus grande elle capte mieux la lumière) ;
  • une moins grande dissémination des graines (moins de perte) ;
  • la diminution des protections des graines (meilleure digestion).
  • Ces marqueurs phénotypiques se retrouvent chez d’autres espèces domestiquées. Ils servent un seul et même objectif : nourrir l’humanité.

Les conséquences génétiques de la domestication

  • Dès le début de la domestication des plantes, l’humain a procédé à la sélection des caractères.
  • Pour que cette sélection s’opère, il faut que les caractères soient codés par des gènes et donc qu’ils soient héréditaires.
  • Cette sélection peut se faire de différentes manières :
  • la sélection massale qui permet une fécondation entre individus portant les mêmes caractères d’intérêts ;
  • Cette augmentation a pour effet immédiat de diminuer la diversité génétique au sein de la population végétale.
  • la reproduction de lignées pures qui cherche à ne produire que des individus homozygotes du gène sélectionné pour les faire ensuite s’autoféconder ;
  • Cette méthode fait baisser la diversité des génomes de façon drastique.
  • l’hybridation qui croise deux lignées pures ayant deux caractères intéressants différents ;
  • Les hybrides produits ne sont pas utilisés pour la reproduction car souvent infertiles mais leur vente permet de fidéliser les agriculteur·rice·s.
  • la sélection de mutants qui peut être spontanée (ex. : le chou) ou induite (ex. : le maïs par transgénèse).
  • La sélection de mutants est une méthode qui permet de créer de la diversité au sein d’une espèce cultivée.
  • Les biotechnologies permettent d’insérer des gènes d’intérêts dans les espèces végétales.

Limites et enjeux de la domestication des plantes

  • La domestication des plantes présente des limites, en particulier induites par des conséquences néfastes.
  • L’empêchement de la chute des grains du maïs, par exemple, fait que celui-ci est aujourd’hui incapable de se reproduire sans intervention humaine.
  • Les méthodes de sélection peuvent entraîner une accumulation de mutations délétères et une baisse des défenses immunitaires due à l’appauvrissement de la diversité génétique.
  • L’agriculture intensive augmente la probabilité de maladie végétale dans les cultures : si l’ensemble des individus est homogène et sensible à une menace, celle-ci va pouvoir se propager rapidement (cf. le mildiou en Irlande en 1845).
  • L’humain cherche donc à protéger ses cultures via notamment l’emploi d’engrais ou de pesticides dont l’utilisation est pourtant controversée du fait de leur impact néfaste sur l’environnement et la biodiversité.
  • Il y a deux grands volets aux enjeux actuels de l’agriculture :
  • l’utilisation des biotechnologies (maïs-Bt, soja monsanto) dont l’usage est très controversé ;
  • et les modes d’agriculture (monoculture privilégiée en France pour son fort rendement).
  • Dans les deux cas, il s’agit de trouver l’équilibre entre rendement et impact environnemental.
  • L’agriculture biologique se présente comme une alternative plus respectueuse de l’environnement mais avec des rendements moins élevés.
  • Elle est plus repectueuse de l’animal et permet une meilleure traçabilité des produits (en favorisant le développement économique local).
  • Elle prône un retour aux espèces ancestrales et endémiques pour un meilleur maintien de la biodiversité ainsi qu’un recours à la lutte biologique via l’utilisation des prédateurs naturels contre les ravageurs.
  • L’alimentation a eu, à plusieurs époques, des conséquences importantes sur l’évolution des phénotypes humains.
  • Elle a ainsi contribué à la sélection de caractères génétiques spécifiques, dépendants de l’histoire, des espèces végétales endémiques et des choix de domestication de celles-ci (cf. gène humain AMY1 présent chez les populations consommatrices d’amidon).