Médaille
N°1 pour apprendre & réviser du collège au lycée.
Marianne

Conforme au programme
officiel 2018 - 2019

La place des populations de l’Europe dans le peuplement de la Terre : étude de cas

Déjà plus de

1 million

d'inscrits !

  • Européanisation du monde : entre 1800 et 1900, plus de 60 millions d’Européens vont émigrer de manière définitive vers d’autres continents.

Raisons et modalités de ces migrations

  • L’Europe connaît une forte croissance démographique au XIXe siècle. Les historiens parlent de « révolution démographique ». On estime que la population européenne (Russie comprise) passe de 180 millions d’habitants en 1800 à 455 millions en 1914. Cette croissance s’explique par :
  • les progrès majeurs de la médecine ;
  • la diminution des famines.
  • Jusque dans les années 1880, ce sont les Britanniques, les Irlandais et les Allemands qui émigrent massivement. À partir des années 1880, ce sont plutôt des Italiens, mais aussi des Scandinaves.
  • La France est une exception : elle est, tout au long du XIXe et d’une partie du XXe siècle, une terre d’immigration, contrairement à ses voisins européens.
  • Les pays de destination privilégiés sont principalement les États-Unis et le Canada : 2/3 des migrants européens s’installent en effet en Amérique du Nord.
  • L’Amérique latine est le second foyer récepteur de migrants.
  • L’Afrique, l’Australie et la Nouvelle-Zélande constituent le dernier foyer d’émigration.
  • Facteurs économiques d’émigration :
  • les italiens émigrent d’abord vers la côte atlantique de l’Amérique latine, puis aux États-Unis dans un second temps ;
  • depuis l’abolition de l’esclavage, ces pays embauchent massivement ;
  • l’Europe entre dans une période de crise économique à partir des années 1870 : c’est la Grande Dépression. Comme le chômage augmente en Europe, l’émigration apparaît comme une alternative intéressante.
  • Facteurs religieux ou politiques d’émigration :
  • certains migrants espèrent échapper aux persécutions politiques ou religieuses, comme les Juifs d’Europe de l’Est, suite aux émeutes contre les pogroms et le climat antisémite ;
  • les pays d’accueil de migrants développent une politique de propagande pour les attirer

Étude de cas : l’exemple irlandais

  • Les Irlandais migraient déjà vers d’autres pays au XVIe siècle, pour des raisons religieuses.
  • Au XIXe siècle, les migrations augmentent avec l’amélioration des transports.
  • De plus, entre 1845 et 1849, l’Irlande connaît une crise agricole violente, due au mildiou. La chute de près de 50 % de la production de pomme de terre entraine une famine. La famine est due à l’exportation continue de la nourriture vers l’Angleterre, et une mauvaise gestion de la crise par les autorités.
  • On estime que plus de 1,5 million d’Irlandais sont morts entre 1845 et 1851 (famine et épidémies consécutives).

L’émigration irlandaise vers les États-Unis

  • Les émigrants voyagent dans des conditions déplorables, sur des coffinships. S’ils survivent, ils doivent ensuite passer les contrôles sur Ellis Island, à partir de 1892.
  • Les Irlandais se sont installés à Boston et New York principalement.
  • Leur intégration est difficile, à cause de la religion, et de leur langue (gaélique). Ils sont victimes de xénophobie.
  • C’est seulement à partir de la deuxième et troisième génération que le Irlandais parviendront à plus ou moins s’intégrer. Ils peuvent faire pression en politique à partir de 1860.
  • Ils créent à la fin du XIXe siècle le groupe des Fenians.