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Le Second Empire (1852-1870) : un régime autoritaire au vernis démocratique

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Un régime autoritaire et démocratique

  • Louis Napoléon Bonaparte organise un plébiscite au suffrage universel le 21 décembre qui lui accorde une immense majorité de « oui ».
  • Le 14 janvier 1852, une nouvelle constitution met en place une « République décennale », proche de la monarchie (suffrage universel masculin, moins de liberté de la presse).
  • Le 29 février 1852, les Français élisent leurs représentants au Corps Législatif, mais l’élection se limite aux « candidats officiels ».
  • Le 2 décembre 1852, l’Empire est proclamé à la suite d’une révision constitutionnelle : l’empereur Napoléon III a désormais l’initiative des lois, les fait exécuter et nomme le gouvernement. Puis, le Corps Législatif valide ses décisions.
  • Le Second Empire connaît ensuite deux périodes :
  • une période autoritaire où les membres du Corps Législatif ne maîtrisent pas l’ordre du jour, n’ont pas le droit d’adresse aux ministres et ne rendent pas compte publiquement de leurs débats,
  • puis, le régime se libéralise progressivement jusqu’à devenir un Empire libéral en 1869.
  • La période du Second Empire est marquée par une conjoncture économique favorable (les salaires, la production agricole et industrielle augmentent).
  • Les échanges se développent avec le développement du chemin de fer.
  • L’exposition universelle de 1867 constitue une sorte d’apogée pour le Second Empire : Paris est quasiment entièrement rénovée, tandis que l’exposition présente la France comme étant à la pointe du progrès et accueillant le monde entier.
  • La politique de grandeur nationale se traduit également par l’engagement extérieur (conquête de l’Algérie, installation en Chine, expédition au Liban, l’annexion de la Basse-Cochinchine avec le traité de Saigon).

Le renforcement de l’État et de l’administration

La cour impériale possède son ministère, La Maison de l’Empereur, qui gère les cérémonies, les fêtes et les voyages de la famille impériale.

  • Les préfets de départements organisent et soutiennent les candidatures officielles. Ils représentent l’État dans les festivités locales : ils sont les yeux et les oreilles du pouvoir et font remonter des rapports sur l’état de l’opinion qu’ils surveillent.
  • La gendarmerie se développe également. Les procureurs généraux qui instruisent les procès sont remplacés par des personnes fidèles au régime.
  • Les maires et les conseillers généraux sont contrôlés par le pouvoir : on retrouve ainsi de nombreux maires légitimistes, mais aussi des orléanistes dans les conseils généraux.

Les oppositions politiques sous le Second Empire

  • Le régime tire sa légitimité des plébiscites et des élections régulièrement convoquées.
  • Néanmoins, les oppositions existent : Victor Hugo dénonce notamment le régime depuis son exil anglo-saxon.
  • L’opposition peut aussi s’exprimer dans un cadre national légal au Corps Législatif.
  • C’est le cas de quelques députés républicains comme Émile Ollivier.
  • C’est aussi le cas d’orléanistes comme Adolphe Thiers.
  • Ils forment un petit noyau d’opposition qui accèdera au gouvernement en 1870.
  • Les oppositions politiques prennent parfois une forme violente comme l’attentat à la bombe perpétré par Felice Orsini en janvier 1858 dans le but de tuer l’empereur afin de relancer le processus révolutionnaire.
  • Cet attentat débouche sur le vote d’une loi d’amnistie générale des condamnés politiques et des proscrits (15 août 1859). L’Empire fait alors quelques concessions en direction des opposants politiques (droit de coalition aux ouvriers en 1864).
  • Les oppositions politiques se développent après ce virage libéral. En résulte l’élection d’opposants en 1863 et 1867.
  • L’Empire cède aux opposants et devient libéral en 1870. Cette orientation est approuvée par un plébiscite le 8 mai 1870.