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Les fondements du commerce international

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Les évolutions du commerce international

  • L’évolution du commerce international entre la révolution industrielle du XIXe siècle et la Première Guerre mondiale est caractérisée par une multiplication des échanges : on parle de « première mondialisation ».
  • La croissance des échanges est supérieure à la croissance de la production.
  • Les échanges mondiaux sont dominés par les pays européens industrialisés, Royaume-Uni en tête.
  • À l’échelle mondiale, les produits échangés sont essentiellement des produits primaires.
  • La période des deux guerres mondiales, de 1914 à 1945, est caractérisée par un ralentissement des échanges internationaux (guerre, crise économique de 1929).
  • On assiste à une montée du protectionnisme.
  • Les États-Unis prennent la première place du commerce international.
  • Les échanges connaissent une véritable explosion à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Progressivement, des organisations internationales se mettent en place pour développer le libre-échange :
  • le Fonds monétaire international (FMI) ;
  • la Banque mondiale ;
  • le GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) ;
  • l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
  • Particulièrement depuis les années 1980, on observe une accélération des échanges internationaux et de l’ouverture des pays.

Le commerce international aujourd’hui

  • La répartition géographique des échanges évolue :
  • les échanges s’effectuent toujours principalement entre pays développés, Triade en tête ;
  • mais depuis les années 1970, des pays émergents se sont insérés dans l’économie mondiale en se spécialisant dans la production de produits manufacturés ;
  • les échanges s’organisent aussi prioritairement en grandes zones régionales (UE, ALENA, etc.).
  • La catégorisation évolue aussi :
  • les échanges interbranches traditionnels demeurent ;
  • mais les échanges intrabranche se développent, principalement entre pays développés, et plus particulièrement ceux de la Triade.
  • Les produits échangés se répartissent en deux catégories :
  • les matières premières (matières premières agricoles, hydrocarbures et les produits miniers), qui restent stables ;
  • les produits manufacturés, qui connaissent une forte expansion et représentent  65 % des exportations mondiales.
  • Avec la tertiarisation des économies, une autre catégorie est apparue récemment et a tendance à se développer de plus en plus rapidement : le commerce des services.

Les déterminants des échanges

  • La première justification théorique aux échanges internationaux est celle de la notion d’avantage absolu ou comparatif :
  • un avantage absolu (Adam Smith) est une production pour laquelle un pays donné a des coûts de production et/ou d’exploitation inférieurs à ceux des autres pays ;
  • un avantage comparatif (David Ricardo) est une production pour laquelle un pays donné possède des avantages de coûts relatifs par rapport à d’autres de ses productions.
  • Adam Smith et David Ricardo montrent ainsi à travers leur théorie que les pays ont intérêt à se spécialiser et à échanger au niveau international.
  • La deuxième justification théorique aux échanges internationaux est celle des dotations factorielles et technologiques.
  • Le théorème HOS ou « théorie des dotations factorielles » stipule que les pays doivent se spécialiser dans la production pour laquelle ils bénéficient naturellement d’un avantage en termes de facteurs de production.
    Le paradoxe de Leontief permet de distinguer par ailleurs le facteur travail qualifié et le facteur travail non qualifié.
  • Les dotations technologiques (innovation et dépenses en R&D) procurent aux firmes ou aux pays un avantage technologique valorisable sur le marché international.
  • L’analyse ricardienne et le théorème d’HOS permettent d’expliquer les échanges interbranches, ou ce que l’on appelle la division internationale du travail (DIT) traditionnelle (spécialisation de pays dans certaines productions complémentaires) : les économies nationales sont donc connectées entre elles et interdépendantes.
  • Mais le développement des échanges intrabranche (pays à développements économiques similaires qui échangent des produits similaires, mais aux caractéristiques différentes) est caractéristique de la nouvelle division internationale du travail.