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Les nouvelles formes d'économie participative et collaborative

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Dénoncer les excès d’un système économique qui engendre un individualisme accru

  • La société française est fondée sur une économie capitaliste.
  • Depuis plus de 70 ans, les modèles de société des pays occidentaux ont connu une croissance économique très importante.
  • Mais aussi de lourdes crises économiques :
  • chocs pétroliers des années 1970 ;
  • crise des subprimes de 2008.
  • Toutefois, cette croissance a permis une élévation notable du niveau de vie des populations.
  • On peut cependant faire de nombreux reproches au système capitaliste (compétition exacerbée, recherche systématique du profit, pressions sur les employés etc.).
  • Il est d’ailleurs à l’origine d’une agriculture productiviste.
  • Les résultats de ce type d’agriculture ont un impact direct sur la santé des consommateurs (cf. vache folle, glyphosate).
  • La libéralisation du commerce international influe sur la société de consommation et incite à acheter une grande diversité de produits alimentaires, sans par exemple se soucier des saisons.
  • La commercialisation hors-saison de certains aliments (cf. les fraises) entraîne d’importantes pollutions de par :
  • les produits phytosanitaires employés pour leur culture ;
  • le plastique utilisé pour leur emballage ;
  • et les rejets de gaz carbonique engendrés par leur transport.
  • En mai 68, des voix se sont élevées pour dénoncer les excès du capitalisme et réclamer une société plus juste, plus équitable et plus solidaire, en réaction à :
  • l’émergence d’un chômage de masse ;
  • les excès d’une agriculture productiviste peu soucieuse de l’environnement ;
  • la financiarisation de l’économie.
  • Un courant de pensée anticapitaliste s’est alors développé.

Développer de nouvelles façons de produire et de consommer

  • Dans nos sociétés urbaines émergent de nouveaux modes de production.
  • Ils cherchent à renforcer le lien social entre les différents acteurs économiques.
  • C’est pourquoi l’économie participative et collaborative se développe depuis quelques années : elle devrait contribuer à modifier nos modes de consommation.
  • Elle répond à une volonté de sortir d’une logique de surconsommation en favorisant l’usage des biens plutôt que leur possession.
  • Par ailleurs, les circuits courts sont un bon moyen de limiter les pollutions et rapprocher les producteurs des consommateurs (cf. le domaine d’Écoline).
  • Afin de réhumaniser les villes tout en permettant aussi cette proximité, des projets d’agriculture urbaine se développent en France avec notamment les fermes urbaines.
  • De nouvelles façons plus écoresponsables de produire et de consommer voient donc le jour et constituent des transformations économiques qu’il est important d’encourager.

Comment encourager et encadrer les transformations de l’économie ?

  • Les mutations de l’économie, notamment l’arrivée des nouvelles technologies, induisent la disparition de nombreux emplois.
  • En parallèle, de nouvelles activités apparaissent : elles contribuent à modifier nos modes de vie.
  • Il faut encadrer ces transformations pour éviter les dérives qu’elles pourraient entraîner.
  • La crise des subprimes a mis en évidence les excès d’une économie trop dépendante des marchés financiers pour assurer son développement.
  • Dès lors, le financement participatif a connu un réel essor : il permet à des particuliers de donner ou d’investir une certaine somme d’argent pour financer des projets de différentes natures.
  • Les activités économiques émergentes qui s’appuient sur l’économie collaborative utilisent le numérique pour soutenir leurs activités.
  • Des plateformes sont ainsi créées qui mettent directement en contact des particuliers entre eux.
  • Cela se fait parfois au détriment des acteurs économiques traditionnels (cf. les professionnels du secteur hôtelier considère l’activité d’Airbnb comme de la concurrence déloyale).
  • On désigne le développement parfois excessif d’activités issues de plateformes de mise en contact directe entre professionnels et clients par le terme « ubérisation ».
  • Plus généralement, les emplois engendrés par le développement de l’économie participative et collaborative sont parfois perçus comme trop précaires.
  • Des mouvements sociaux sont apparus ces dernières années : ils mettent en lumière des conditions de travail souvent peu respectueuses des droits des salariés (cf. les livreurs d’Uber eats).
  • Malgré tout, aujourd’hui, les transformations de l’économie sont souvent l’expression d’une volonté de repenser le rapport au travail en privilégiant l’environnement et l’humain.