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Les transports, outils d’ouverture, de cohésion et de compétitivité de l’UE

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Créer un réseau de transport transeuropéen

  • Dans le domaine des transports, on parle de réseaux (les supports techniques comme les rails, les routes) qui permettent la circulation des flux (marchandises, hommes, informations).
  • La mondialisation fonctionne avec l’idée que les ressources et les biens ne sont pas forcément situés au même endroit que les consommateurs : la mondialisation est donc associée aux transports.
  • Au sein de l’UE, l’axe de transport majeur est situé au niveau de la dorsale de Londres à Milan.
  • La Northern Range, ensemble de ports européens sur la façade maritime de la Manche et de la mer du Nord, est une porte d’entrée et de sortie des exportations et importations mondiales.
  • Pour redistribuer toutes les marchandises, un réseau de transport intermodal est nécessaire (rail, routes, voies d’eau).
  • Cependant, ce réseau n’est pas homogène en terme de performance : les grands ports et aéroports sont plutôt concentrés en Europe de l’Ouest.
  • Plus on s’éloigne de la mégalopole, moins le réseau de transports est dense. Certains espaces peuvent être ainsi qualifiés de périphériques : la Scandinavie, la Finlande et les pays baltes, la péninsule Ibérique, l’Albanie et la Roumanie.
  • Ces régions accusent un retard en ce qui concerne les équipements routiers, ferroviaires et aéroportuaires.
  • À l’échelle de l’UE, les logiques d’implantation des réseaux de transport sont nationales :
  • pour la France, il s’agit d’une logique unipolaire, cela signifie que le réseau français s’est établi à partir d’une seule ville (Paris) ;
  • pour l’Italie et l’Espagne, la logique est bicéphale : les réseaux se sont développés autour de deux villes (Milan/Rome et Madrid/Barcelone) ;
  • pour l’Allemagne, la logique est multipolaire, le réseau s’étend sur plusieurs villes.
  • Afin d’améliorer l’ouverture, la cohésion et la compétitivité des territoires, l’UE a pour objectif de rééquilibrer les réseaux de transport et de constituer un réseau qui transcende les frontières nationales.
  • La politique des transports à l’échelle de l’UE a commencé en 1985. Le Traité de Maastricht (1992) a donné naissance aux « réseaux transeuropéens ».
  • L’Union européenne promeut désormais la constitution d’un réseau européen qui vise la création d’un vaste espace unifié entre les pays membres et doté de plusieurs voies de transports.
  • En 2016, l’UE a défini un certain nombre d’axes à mettre en service avant 2030 dans l’idée d’aménager les réseaux déjà existants et de les rendre encore plus performants.
  • En France, le TGV a joué un rôle précurseur dans l’ouverture des transports en Europe avec des liaisons vers Londres, la Belgique, les Pays-Bas et un partenariat avec des entreprises européennes (Eurostar et Thalys).
  • Dans le domaine maritime, l’UE a initié à partir de 2001 les autoroutes de la mer.

Les limites d’un réseau de transport à l’échelle de l’Union européenne

  • Rester compétitif ou le devenir encore davantage grâce à l’amélioration des transports est une nécessité pour l’UE dans le cadre de la mondialisation.
  • La question qui se place au niveau de l’UE : doit-on assister à un rééquilibrage des territoires à l’échelle du continent ?
  • Dans le cas des territoires français, il y a quelques années, il a été décidé de rééquilibrer les politiques d’aménagement en déplaçant les activités du centre (Paris) et en les redistribuant dans le bassin parisien voire jusqu’aux autres métropoles françaises.
  • Aujourd’hui, cette idée a été abandonnée : la France a besoin d’une ville mondiale en réseau, intégrée dans la mondialisation et freiner son développement la rendrait moins compétitive.
  • La suprématie du réseau situé dans la dorsale européenne est plutôt positive malgré les engorgements : cette densité et cette diversité sont nécessaires à la redistribution des conteneurs, au bon fonctionnement des entreprises et à l’organisation de la production à flux tendu.
  • Pourtant, les aménagements sont en général très coûteux et ces objections sont soulevées par les opposants à ces projets.
  • L’UE tente de limiter les pollutions liées aux transports en se fixant des objectifs à atteindre : le pétrole doit être abandonné au profit des voitures électriques ou des transports en commun non polluants (tramways, vélos, bus propres).
  • Ainsi, l’objectif est de limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES).
  • L’UE souhaite parvenir à une limitation de 40 % des GES d’ici 2030.
  • Dans sa stratégie « Europe 2020 » la Commission européenne fait la promotion des Plans de mobilité urbaine durable.
  • Il s’agit de rendre les déplacements urbains les plus faciles possibles en intégrant ces modes de transport propres.
  • Depuis 2012, chaque année, l’UE attribue des prix à plusieurs villes ayant réalisé des SUMPs. Dans ce cadre, l’UE participe au financement des lignes de métro du Grand Paris, de Bruxelles (en construction), de Berlin et de Vienne.
  • Néanmoins, des différences persistent entre les pays membres concernant ces plans de mobilité urbaine durable. Les six pays fondateurs les ont bien intégrés dans leur politique de transport, d’autres moins, peut-être tout simplement car leur réseau de transport est moins dense.