Document 1 :
« Les réjouissances autour de Noël terminent l’année paysanne et en commencent une autre. C’est le moment où l’on sacrifie les porcs, où l’on finit de battre le grain rentré en gerbe, pour préparer les copieux diners entourant les messes de la nuit. […] Le mardi gras voit, outre les déguisements et beuveries, des matchs disputés entre voisins, le jeu de « soule », ancêtre du football. […] D’autres occasions permettraient de se réunir, surtout les évènements familiaux bénis par l’Église. Un baptême, des fiançailles, un mariage sont de grands évènements dans la vie d’un village, et donnent lieu à des festins. »
Robert Delort, La vie au Moyen Âge, Point Histoire, Editions du Seuil, 1982
Document 2 :
« L’ÉLÈVE : Les uns sont laboureurs, d’autres bergers, pêcheurs, certains marchands ou cordonniers, sauniers, meuniers ou cuisiniers.
LE MAÎTRE : Peux-tu me dire, laboureur, comment tu travailles ?
LE LABOUREUR : Maître, je dois travailler très dur. Je me lève à l’aube pour conduire les bœufs dans les champs et les atteler à la charrue. Et même en plein cœur de l’hiver, je n’oserais pas rester à la maison, par peur de mon seigneur. […] Je dois accomplir un si difficile travail, car je ne suis pas un homme libre.
LE MAÎTRE : Dis-nous, bouvier, quel travail fais-tu ?
LE BOUVIER : Lorsque le laboureur a fini de labourer, j’emmène les bœufs à la pâture et les garde contre les voleurs jusqu’au coucher du soleil, puis je les ramène au laboureur, rassasiés et abreuvés. »
Aelfric d’Eynsham, Colloques, fin du Xe siècle
Quelles sont les deux catégories de paysans ?