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L'éloge de la folie, Érasme
Fiche de lecture

Contexte

Érasme a exercé une grande influence sur le XVIe siècle français : cet auteur hollandais, qui écrivait en latin, a correspondu avec Rabelais, voyagé en Europe et entretenu d’étroits rapports avec les écrivains de son siècle. Considéré comme le premier humaniste européen, il est célèbre pour son Éloge de la folie, qu’il a composé pendant ses voyages et rédigé en Angleterre chez Thomas More (auteur de L’Utopie, 1516).

Érasme dit Érasme

1509

L'Éloge de la folie

Genre

Thèse

Personnages

Thèmes

Une critique humaniste des puissants : Érasme se montre compréhensif envers la folie du peuple, mais fait, avec une ironie mordante, la satire de celle des puissants, qu’ils soient moines, marchands, princes ou papes. Il illustre ainsi la pensée humaniste, ce mouvement de la Renaissance qui se caractérise par un retour aux textes antiques et qui place les valeurs humaines au premier plan.

Une folie double : Érasme distingue avec subtilité deux formes de folie :

  • la vraie folie, qui prend l’apparence de la fausse sagesse, celle qui est répandue dans la société qu’il décrit et dont il dénonce les travers ;
  • et la fausse folie, qui est la vraie sagesse, celle qui permet un retour aux véritables valeurs du christianisme, loin des rituels excessifs et des débats stériles des théologiens.

Résumé

Dans cet ouvrage à vidée humoristique et critique, la Folie s’exprime à la première personne et prononce son propre éloge, en opposition à la sagesse : la Folie seule rend les hommes heureux en leur donnant accès à l’amitié, au mariage, au pouvoir… Puis sont critiqués les différents groupes qui composent la société : poètes, banquiers, hommes d’Église, rois, courtisans, savants… L’ouvrage se termine par un rappel du message chrétien originel et le refus des abus et du dogmatisme religieux.

Citation

« La religion même semble comprise à l’envers, quand on voit des gens moins offusqués des plus gros blasphèmes contre Jésus-Christ, que de la plus légère plaisanterie sur un pape ou sur un prince, surtout s’ils mangent son pain. »

Dédicace à Thomas More

« Tout le monde dit du mal de la Folie. Cependant, moi seule parviens à amuser tant les dieux que les hommes. Il me suffit d’apparaître pour que votre visage s’éclaire. Je me montre et aussitôt je chasse l’ennui de votre âme. »

Chapitre I

« Moi qui vous parle, la Folie, j’ai plus d’un détracteur ici-bas, même parmi les plus fous. »

Chapitre XV

« Aussitôt après le bonheur des théologiens, vient celui des gens vulgairement appelés Religieux ou Moines, par une double désignation fausse, car la plupart sont fort loin de la religion et personne ne circule davantage en tous lieux que ces prétendus solitaires. »

Chapitre LIV

« Depuis longtemps, je désirais vous parler des Rois et des Princes de cour ; eux, du moins, avec la franchise qui sied à des hommes libres, me rendent un culte sincère. »

Chapitre LV