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La Mare au diable, George Sand
Fiche de lecture

Contexte

La Mare au diable (1846), François le champi (1848) et La Petite Fadette (1849) appartiennent aux romans champêtres de George Sand, romans regroupés sous le titre Les Veillées du Chanvreur.

George Sand explique en préambule que c’est un tableau d’Holbein représentant un laboureur qui lui a inspiré ce roman.

Aurore Dupin dit George Sand

1846

La Mare au diable

Genre

Roman

Personnages

Germain : Âgé de 28 ans, Germain est laboureur. Veuf (sa femme Catherine est morte), il vit à la ferme du père Maurice (son beau-père) avec ses trois enfants. Sa belle-sœur et sa belle-mère s’occupent de ses enfants lorsqu’il travaille.

Pierre : Aîné des trois enfants de Germain.

La mère Guillette : Voisine du père Maurice, mère de Marie.

Marie : Âgée de 16 ans, Marie est la fille de la mèr  Guillette, voisine du père Maurice. Elle doit se séparer de sa mère pour aller travailler dans une ferme afin de gagner de l’argent.

Le père Maurice et sa femme : Ce sont les parents de Catherine, la femme décédée de Germain.

Thèmes

Les mœurs du Berry : Dans La Mare au diable, George Sand cherche à raconter au mieux les mœurs et les valeurs des paysans du Berry. Simplicité, vérité, naturel et authenticité sont ainsi dépeints.

Les superstitions et l’amour : À la lecture du titre, le lecteur pourrait s’attendre à quelques diableries. Finalement, la mare ne tient qu’un rôle assez minime dans le roman. C’est un lieu qui provoque l’angoisse (ils s’y retrouvent à nouveau après deux heures de marche ; la vieille raconte à Germain ce qu’il s’y est passé quelques années auparavant), mais finalement il n’y a rien d’irrationnel. Ce n’est que la peinture de superstitions de la région. Les héros ne sont même pas effrayés de ce qu’il se passe. Marie n’a pas peur de passer une nuit dehors, et Germain n’a qu’un seul souci, celui d’épouser la jeune fille. La mare qui égare les promeneurs permet une sorte de voyage initiatique où l’amour se révèle.

Résumé

Germain, laboureur veuf âgé de 28 ans et père de trois enfants, discute avec son beau-père, le père Maurice. Celui-ci souhaite que Germain se marie à nouveau. Il pense que cela sera plus simple pour la vie de tous les jours (pour s’occuper des enfants en particulier), mais aussi pour les finances. Germain accepte même s’il craint de se marier avec une femme qu’il n’aimerait pas.

La voisine et amie de la famille Maurice, la mère Guillette, demande à Germain s’il peut accompagner sa fille Marie qui se rend aux Ormeaux pour travailler chez un fermier. Le père Maurice accepte. Marie est désespérée de quitter sa mère, et une discussion commence entre elle et Germain sur leurs chagrins respectifs. L’aîné de Germain, Pierre, les accompagne.

Ils s’arrêtent dans une auberge pour se restaurer, puis reprenant la route sous la brume, ils se perdent dans un bois et choisissent de s’arrêter à proximité d’une mare. Ils font un feu, mangent, et Marie s’occupe d’endormir Pierre qui avoue qu’il aimerait avoir une belle-mère comme elle.

Germain est séduit par la jeune fille. Cette dernière lui avoue qu’elle aimerait épouser un garçon de son âge. L’homme tait alors ses sentiments. Lorsque le brouillard se dissipe, ils reprennent leur route, mais se perdent et se retrouvent à nouveau près de leur feu. Germain déclare à Marie qu’il aimerait l’épouser. Cette dernière refuse par respect pour la famille Maurice, car elle n’a pas d’argent, et elle ne pourrait pas s’occuper d’un homme âgé lorsqu’il le faudra. Germain est anéanti par la réponse.

Le temps à nouveau clément, les trois protagonistes peuvent reprendre leur route. Germain se rend chez la veuve qui lui est promise, et Pierre va aux Ormeaux avec Marie. Accueilli par le père de la veuve, qui s’était entretenu avec le père de Maurice, Germain apprend qu’il y a d’autres prétendants. L’attitude légèrement frivole de la veuve le rebute, et il repart. Il se rend aux Ormeaux pour y retrouver son fils et Marie, mais ils ne sont pas là. Personne ne sait pour quelle raison ils sont partis précipitamment, même si Germain se doute que le fermier s’est mal comporté avec elle.

Il revient à la mare où ils s’étaient arrêtés tous les trois. Une femme s’y trouve. Elle raconte à Germain qu’on la nomme La Mare au Diable, qu’elle est maudite et qu’un enfant y est mort. Le fermier recherche aussi Marie en prétextant qu’elle a oublié sa bourse. Germain ne le croit pas, mais lui propose de l’accompagner. Marie et Pierre sortent alors des buissons où ils s’étaient cachés, mais la jeune fille est effrayée par le fermier. Ce dernier lui fait des avances et Germain l’oblige à s’excuser.

Germain, Pierre et Marie repartent chez eux. Le père Maurice comprend que son beau-fils ne veuille pas épouser une veuve aux comportements douteux.

Quelques mois passent. La mère Maurice, voyant le chagrin de Germain, lui demande ce qu’il a. Il avoue son amour pour Marie. Surprise, elle le soutient quand même et en parle à son mari. Germain revoit Marie et lui demande sa main. Elle lui avoue son amour. Ils se marient, heureux.

Citation

« L'art n'est pas une étude de la réalité positive ; c'est une recherche de la vérité idéale. »

Chapitre 1

« Ceux qui l'ont condamné à la servitude dès le ventre de sa mère, ne pouvant lui ôter la rêverie, lui ont ôté la réflexion. »

Chapitre 1

« D'ailleurs, les années ne font pas toujours l'âge. Cela dépend de la force et de la santé qu'on a. »

Chapitre 11

« Mes yeux te disent que je t'aime. Regarde-moi donc dans les yeux, ça y est écrit. »

Chapitre 17