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Le Dernier Jour d’un condamné, Victor Hugo
Fiche de lecture

Contexte

Publié en 1829, Le Dernier Jour d’un condamné est un roman de Victor Hugo. L’auteur, luttant contre la peine de mort, fait de son roman un véritable réquisitoire politique. Il écrit son œuvre après avoir vu un bourreau préparer la guillotine pour une exécution. L’œuvre est éditée anonymement en 1829. En 1832, l’auteur la signe de son nom et y ajoute une préface.

Victor Hugo

1829

Le Dernier Jour d’un condamné

Genre

Roman

Personnages

Le narrateur : Un condamné à mort.

Les geôliers

Marie : La fille du condamné.

Le prêtre

L’huissier

Thèmes

La peine de mort : Ce roman est écrit à la première personne du singulier. Le narrateur est le condamné à mort. On ne connait ni son nom, ni la raison pour laquelle il est condamné à mort.

Victor Hugo veut créer l’empathie chez le lecteur, pour que ce dernier comprenne ce qu’un condamné à mort peut ressentir. Peu importe le crime commis, la volonté de Victor Hugo est de montrer l’ignominie de la peine de mort. Les émotions sont fortes : les états d’âme, la peur, l’angoisse, les regrets, l’amertume…

Victor Hugo fait de son Dernier Jour d’un condamné un récit bref et incisif. Entre simplicité et profondeur des émotions, le lecteur est touché.

Résumé

L’œuvre se présente comme le journal d’un prisonnier qui se sait condamné à mort.

Chapitre 1

Un prisonnier, dont on ignore le nom et le crime, est enfermé dans une prison depuis cinq semaines. Condamné à mort, cette pensée devient une obsession.

Chapitre 2

L’esprit du condamné à mort s’arrête sur des évènements particuliers : son procès, sa condamnation à mort ainsi que sa réaction lors du verdict.

Chapitre 3

Le prisonnier tente de prendre une certaine distance avec sa condamnation. Il semble accepter son sort. Pour cela, il philosophe sur le fait que tous les hommes sont condamnés à mort, et tous sont pour le moment en sursis.

Chapitre 4

Il est transféré dans une autre prison, à Bicêtre. Il décrit la prison.

Chapitre 5

Arrivée à la prison. Grâce à sa docilité et à quelques mots latins, il améliore ses conditions de vie dans la prison. Il évoque l’argot qui est pratiqué en prison.

Chapitre 6

Le narrateur décide d’écrire pour oublier ses angoisses, et pour, peut-être, servir l’abolition de la peine de mort.

Chapitre 7

Finalement, le narrateur se demande à quoi lui servirait de sauver d’autres hommes grâce à son écrit, puisque lui ne sera plus.

Chapitre 8

Il compte le temps qui lui reste à vivre…

Chapitre 9

Son testament est fait. Il pense alors à sa mère, sa femme et surtout à sa fille, pour laquelle il s’inquiète tout particulièrement.

Chapitre 10

Description du cachot sans fenêtres, du corridor et des autres cachots.

Chapitre 11

Description des murs de sa cellule, sur lesquels les anciens prisonniers ont laissé des inscriptions. Le narrateur est perturbé par le dessin de l’échafaud.

Chapitre 12

Le prisonnier reprend sa lecture des inscriptions murales. Il découvre les noms de criminels qui ont séjourné en ces lieux.

Chapitre 13

Le prisonnier raconte le départ des forçats au bagne de Toulon. Le spectacle, odieux, lui provoque un évanouissement.

Chapitre 14

Il se réveille à l’infirmerie. De la fenêtre, il regarde les forçats partir. Il dit préférer la mort aux travaux forcés.

Chapitre 15

De retour dans sa cellule, l’idée de la mort l’envahit : il pense à l’évasion.

Chapitre 16

Le prisonnier se souvient de la liberté qu’il a ressentie à l’infirmerie, de la voix de la jeune fille qui chantait.

Chapitre 17

Il pense à s’évader, s’imagine libre embarquant pour l’Angleterre, mais l’arrivée d’un gendarme (dans sa rêverie) brise ses rêves de liberté.

Chapitre 18

Six heures du matin. Le guichetier entre dans le cachot et demande au narrateur ce qu’il souhaite manger. Ce dernier se demande alors si l’échafaud sera pour ce jour.

Chapitre 19

Le directeur de la prison rend visite au condamné qui comprend que son heure est arrivée.

Chapitre 20

Le narrateur pense à son geôlier, à la prison…

Chapitre 21

Le condamné reçoit deux visites : celle du prêtre, puis celle de l'huissier. Ce dernier lui annonce que le pourvoi est rejeté, que son exécution aura lieu le jour même et qu’il reviendra le chercher une demi-heure plus tard.

Chapitre 22

Le condamné est transféré à la conciergerie. Il raconte le voyage et sa discussion avec le prêtre et l'huissier pendant le trajet.

Chapitre 23

Le condamné fait la connaissance d’un condamné à mort qui séjournera dans la même cellule à Bicêtre. Ce dernier, fils d'un ancien condamné à mort, lui raconte son histoire. Il lui prend sa redingote.

Chapitre 24

Le narrateur est en colère que l’autre condamné ait sa redingote.

Chapitre 25

Transféré dans une autre cellule, il demande une chaise, une table, ce qu'il faut pour écrire et un lit.

Chapitre 26

Le condamné pense à sa petite fille qui sera sans père et peut-être repoussée par les autres à cause de lui.

Chapitre 27

Le narrateur se demande comment on meurt sur l'échafaud.

Chapitre 28

Il se souvient avoir vu, une fois, une guillotine sur la place de Grève.

Chapitre 29

Le condamné pense à cette grâce qui ne vient pourtant pas.

Chapitre 30

Nouvelle visite du prêtre. Il parle machinalement et ne semble pas touché par la souffrance du prisonnier. Il ne réussit pas à manger.

Chapitre 31

Quelqu’un vient prendre les mesures de la cellule, car la prison va être rénovée.

Chapitre 32

Un autre gendarme prend la relève. Il demande au prisonnier de venir chez lui après son exécution pour lui révéler les numéros gagnants à la loterie. Pour profiter de la situation, le prisonnier lui propose d’échanger leurs vêtements. Le gendarme refuse, car il comprend qu’il veut s’évader.

Chapitre 33

Le narrateur se souvient de son enfance et de sa jeunesse. Il pense tout particulièrement à Pepa, une jeune andalouse dont il était amoureux.

Chapitre 34

Le condamné pense à son crime, au sang de sa victime et au sien.

Chapitre 35

Le narrateur pense à tous ceux qui vivent normalement autour de lui à Paris.

Chapitre 36

Il se souvient du jour où il est allé voir la grande cloche de Notre-Dame de Paris

Chapitre 37

Description brève de l'hôtel de ville.

Chapitre 38

Le condamné ressent une douleur violente. Plus que deux heures quarante-cinq à vivre.

Chapitre 39

Sous la guillotine, on ne souffre pas : le narrateur se demande comment on peut affirmer cela alors qu’aucun condamné déjà exécuté ne peut le confirmer.

Chapitre 40

Le jeune détenu pense au roi, de qui une grâce pourrait venir.

Chapitre 41

Réalisant qu'il va bientôt mourir, il demande un prêtre pour se confesser, un crucifix à baiser.

Chapitre 42

Il s’endort. Il fait un cauchemar et se réveille baigné d'une sueur froide.

Chapitre 43

Sa fille lui rend visite, mais elle ne le reconnaît pas. Elle croit que son père est mort. Le condamné n’a plus d’espoir.

Chapitre 44

Plus qu’une heure. Suite à la visite de sa fille, le condamné est désespéré.

Chapitre 45

Il pense au peuple qui viendra assister au « spectacle » de son exécution. Il se dit que parmi eux, certains suivront, sans le savoir, ce même chemin.

Chapitre 46

Sa fille est partie. Il veut lui écrire quelques mots pour se justifier.

Chapitre 47

Note de l'éditeur : les feuillets qui se rattachent à celui-ci sont perdus ou peut être que le condamné n'a pas eu le temps de les écrire.

Chapitre 48

Le condamné se trouve dans une chambre de l'hôtel de ville. On vient lui dire qu'il est l’heure. On lui coupe les cheveux et le collet avant de lier ses mains. On se dirige ensuite vers la place de Grève devant la foule qui attend l'exécution.

Chapitre 49

Le condamné demande qu’on lui donne cinq minutes pour attendre la grâce qui ne vient pas. Le juge et le bourreau sortent de la cellule. Il reste seul avec le gendarme. Il espère encore mais on vient le chercher…

Citation

« Aussi ne connaîtrait-il pas de but plus élevé, plus saint, plus auguste, que celui-là : concourir à l’abolition de la peine de mort. »

Préface

« Les hommes, je me rappelle l’avoir lu dans je ne sais quel livre où il n’y avait que cela de bon, les hommes sont tous condamnés à mort avec des sursis indéfinis. »

Chapitre 3

« Et puis, qu’est-ce que la vie a donc de si regrettable pour moi ? »

Chapitre 3

« Les mots manquent aux émotions. »

Chapitre 48