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Le Dindon, Georges Feydeau
Fiche de lecture

Contexte

Né en 1862, Georges Feydeau fait jouer en public sa première pièce en 1882, à l’âge de 20 ans. C’est quelques années plus tard, en remettant au goût du jour le vaudeville, qu’il connaît le succès. À travers ce genre, il porte à la perfection la comédie d’intrigue : des pièces en trois actes telles que Le Dindon multiplient les quiproquos, les déguisements et les péripéties, au mépris parfois de toute vraisemblance. La Première Guerre mondiale marque la fin de la carrière de Feydeau. En 1919, il doit être interné pour troubles psychiques graves. Il meurt deux ans plus tard. Son théâtre est joué aujourd’hui dans le monde entier.

Georges Feydeau

1896

Le Dindon

Genre

Pièce de théâtre

Personnages

Vatelin : C’est un avocat.

Lucienne Vatelin  : Elle est l’épouse de Vatelin.

Rédillon : C’est un vieil ami du couple Vatelin.

Armandine : Elle est la maîtresse de Rédillon.

Pontagnac : C’est un ami de Vatelin.

Clotilde Pontagnac  : Elle est l’épouse de Pontagnac.

Maggy Soldignac  : C’est une ancienne maîtresse de Vatelin.

Thèmes

Un vaudeville : Loin de prétendre à la profondeur psychologique, le vaudeville est fondé sur un comique de situations. C’est bien le cas dans cette pièce où mensonges, malchance, rendez-vous manqués, rebondissements et quiproquos entraînent des personnages stéréotypés dans une intrigue complexe, finalement résolue avec habileté.

La satire de la bourgeoisie : Les valeurs et les codes de la bourgeoisie se trouvent mis en scène et critiqués dans cette pièce. C’est principalement à travers les thèmes du mariage et de l’adultère que se développe la satire, en alternant les situations comiques et pathétiques des époux trompeurs et trompés.

Résumé

Lucienne, bien que mariée à Vatelin, est une femme très courtisée : depuis des années par Rédillon, et depuis peu par Pontagnac. Vatelin garde confiance en son épouse qui a toujours juré qu’elle prendrait un amant seulement si elle avait la preuve de l’infidélité de son mari… Jusqu’au jour où Maggy, l’ancienne maîtresse de Vatelin, cherche à reprendre sa relation avec lui. Pontagnac en profite pour tenter de prouver à Lucienne que son mari la trompe.

Celle-ci décide alors de prendre pour amant non pas Pontagnac mais Rédillon. Madame Pontagnac, pour se venger de son mari, fait le même choix. Mais Rédillon, qui a déjà passé la nuit avec Armandine, est trop fatigué pour satisfaire les deux femmes ! Finalement Vatelin parvient à convaincre sa femme qu’il n’est pas intéressé par Maggy. Elle lui pardonne, de même que Rédillon et Armandine se réconcilient. Madame Pontagnac, quant à elle, demande le divorce : son mari se retrouve « le dindon » de la farce !

Citation

« PONTAGNAC :
Les maris des femmes qui nous plaisent sont toujours des imbéciles. »

Acte I, scène 1

«  PONTAGNAC :
Oh ! bien ! vous savez ce que c’est !… un beau jour, on se rencontre chez le maire… on ne sait comment, par la force des choses… Il vous fait des questions… on répond oui comme ça, parce qu’il y a du monde, puis, quand tout le monde est parti, on s’aperçoit qu’on est marié. C’est pour la vie. »

Acte I, scène 1

« LUCIENNE :
J’ai dit que je prendrai un amant, eh bien ! je le prends, cet amant !

PONTAGNAC :
Ah ! je suis le plus heureux des hommes !

LUCIENNE :
Et si mon mari vous demande quel est mon amant, vous pourrez le lui dire !

PONTAGNAC :
Oh ! ce n’est pas la peine.

LUCIENNE :
C’est son meilleur ami !… Ernest Rédillon ! »

Acte II, scène 17

« VATELIN :
Moi qui jamais, en dehors de cette… aventure d’outre-Manche — je sais bien que c’est idiot d’avouer ça — n’avais jamais trompé ma femme, il a fallu qu’une fois à Londres, un mois d’absence, pas de femme, — on n’est pas de bois — … Je croyais au moins que c’en était fini. Ah ! bien oui, elle est venue me relancer hier, jusque chez moi. On parle des maîtres chanteurs, on ne sait pas ce que c’est qu’une maîtresse chanteuse. Elle m’a menacé d’un esclandre, j’ai eu peur de troubler le bonheur de ma femme et j’ai cédé.

Acte III, scène 10