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Dire le monde : l’entreprise encyclopédique

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L’idéal moral de l’entreprise encyclopédique

  • Au XVIIIe siècle, l’entreprise encyclopédique se fixe pour but de décrire et de figurer le monde de la façon la plus complète possible.
  • En 1751, l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751) de Diderot et d’Alembert expose le savoir avec une méthodologie et une rigueur nouvelles
  • L’idéal encyclopédique est avant tout un idéal moral : transmettre ce que nous savons en produisant un outil à la fois accessible et le plus complet possible.
  • La finalité de l’Encyclopédie est également le rassemblement des connaisseurs au moyen du rassemblement les connaissances.
  • Il s’agit de rassembler les hommes autour de la cause du savoir.
  • La thèse est la suivante : le savoir n’a pas à tenir dans les mains d’un seul homme qui ferait autorité ni même dans les mains de quelques-uns, mais idéalement dans les mains de tous les hommes.

L’esprit d’inventaire

  • La méthode de l’inventaire est utilisée pour présenter le savoir et décrire le monde.
  • Rabelais l’utilise de manière parodique dans le Quart-Livre.
  • Au XVIIe siècle, Descartes propose quatre règles de la méthode (évidence, analyse, ordre, étude exhaustive) pour s’efforcer de bien penser (Discours de la méthode). À l’inventaire s’ajoutent des étapes et principes.
  • Le modèle de la méthode cartésienne est mathématique, géométrique, mais doit pouvoir s’appliquer à nombre de choses « qui peuvent tomber sous la connaissance des hommes ».

La taxinomie

  • La taxinomie est une autre méthode de description du monde : il s’agit de placer un élément d’un ensemble selon un ordre du savoir. L’ordre des connaissance doit correspondre à l’ordre de la nature, qu’il révèle.
  • L’entreprise taxinomique existe depuis l’Antiquité (Aristote, Parties des animaux). Le XVIIIe siècle apporte une « systématique » (science rigoureuse de classification et de dénombrement des taxons selon un ordre logique).
  • Le botaniste Carl von Linné développe une systématique relative aux plantes (Les fondements de la botanique). La méthode taxinomique consiste alors à distinguer le semblable du dissemblable afin d’être certain de pouvoir répertorier de façon rigoureuse le plus d’espèces possibles, voire toutes les espèces qui existent.
  • Si la taxonomie moderne présente l’avantage de description très précises (propriétés, genres et types des espèces) mais ne prend pas en compte la filiation génétique et la descendance (Linné s’inscrit dans le courant créationniste).
  • En science, le fixisme considère la fixité de chaque espèce vivante, c’est-à-dire l’immuabilité et la spécificité stricte de chacune d’entre elles.
  • Le créationnisme et le fixisme seront remis en cause au XIXe siècle par la théorie évolutionniste du vivant (Darwin).