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États et religions : l’exercice de la liberté de conscience et les enjeux géopolitiques

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Sécularisation des États et influence des religions

  • Depuis le XIXe siècle, on assiste à une sécularisation croissante des États dans le monde.
  • Pour autant, les religions ne se retrouvent pas dénuée de toute dimension politique et sociale : en tant que forces sociales, les religions peuvent notamment maintenir leur influence dans les débats sociétaux (avortement, mariage gay, etc.).
  • Dans les États à forte tradition catholique (dont la France), l’Église conserve une certaine influence malgré une baisse de la pratique religieuse, les traditions restant plus ou moins ancrées dans les mentalités et dans les différents milieux sociaux.
  • La plupart des pays musulmans n’opèrent pas de distinction systématique entre la loi civile et les principes religieux.
  • La charia se fondant sur des interprétations des textes de l’islam, elle est transposée différemment d’un État à l’autre : elle a plus ou moins d’influence sur la législation, ne revêt pas les mêmes formes, et son application est plus ou moins rigoureuse dans la pratique.

La liberté de conscience et religieuse

  • La liberté de conscience suppose la possibilité de choisir sa religion, d’en changer, de l’abandonner et de ne pas en avoir.
  • La liberté de conscience n’est pas respectée partout dans le monde. Elle est notamment refusée dans plusieurs pays musulmans, puisque ceux-ci ne distinguent traditionnellement pas le religieux du politique.
  • Toutefois, la laïcisation du droit dans certains pays musulmans favorise l’instauration d’une égalité des individus, puisque la justice n’est plus soumise à l’influence d’une religion.
  • La pluralité des religions/convictions dans un même État est souvent historiquement ancienne, mais elle s’est accrue avec les mouvements de populations et le développement des libertés.
  • La sécularisation se manifeste aussi par le recul des pratiques religieuses : augmentation du nombre de personnes athées ou agnostiques, respect moindre des obligations rituelles.
  • Pour garantir la laïcité, il est nécessaire que l’État soit neutre, impartial (pas de discrimination) et que l’égalité civile des citoyens soit assurée, quelles que soient leurs convictions, leur origine ou leur poids social.
  • L’insertion des États dans des organisations internationales les amène à intégrer les normes internationales en matière de droits humains pour respecter la charte de ces organisations, ce qui favorise une tendance à l’harmonisation du respect des libertés de conscience et de religion à l’échelle mondiale.
  • Toutefois, la réalité est contrastée, les cultes minoritaires pouvant être soumis à des restrictions et obligations qui limitent leur liberté.

Des enjeux géopolitiques à différentes échelles

  • La religion reste souvent un élément puissant dans la formation des identités nationales (exemple des États-Unis, même s’il n’est fait référence au Dieu d’aucune religion en particulier).
  • Dans les pays ayant une religion officielle ou majoritaire qui se considère comme telle, cette religion est directement associée à la nation (exemple du Pakistan).
  • La religion majoritaire, qui pense incarner seule l’identité nationale, peut se sentir menacée par les religions minoritaires, ce qui mène parfois à des conflits interétatiques (intracommunautaires).
  • La religion peut aussi être mise en avant dans les relations internationales (pour justifier un antagonisme ou une action), même si elle ne représente généralement pas la cause explicite des conflits interétatiques.
  • La religion demeure donc l’objet d’enjeux géopolitiques multiples et à plusieurs échelles.