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L’immigration et la société française au XXe siècle

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L’immigration en France

  • La France est le premier pays européen à avoir eu recours à l’immigration pour combler son déficit démographique. Cette immigration connaît un essor continu de la fin du XIXe siècle jusqu’au milieu des années 1970.
  • Jusqu’en 1945, cette immigration est essentiellement belge, italienne, polonaise, russe et espagnole.
  • La première loi sur la naturalisation, en 1889, étend l’acquisition de la nationalité française aux enfants d’étrangers nés en France (droit du sol), et donne aussi la nationalité française aux enfants nés d’un Français à l’étranger (droit du sang).
  • Après la Seconde Guerre mondiale, la population de l’Espagne franquiste et celle du Portugal de Salazar fuient la dictature et la misère de leurs pays pour venir en France. Les flux de population venant des pays du Maghreb (Maroc, Tunisie, Algérie) sont eux aussi de plus en plus importants : la Franca a besoin de main d’œuvre.
  • En 1974, suite à la crise, la France souhaite officiellement limiter l’immigration vers son territoire.
  • Les flux migratoires ne disparaissent pas pour autant (regroupement familial, immigration clandestine).
  • Dans les années 1980, l’immigration devient l’objet de débats politiques et sociétaux.

La perception des étrangers en France

  • Durant la crise des années 1930, la montée de l’extrême droite amène son lot de chasses à l’immigrant et engendre les premières mesures visant à ralentir l’entrée des immigrés en France. La loi de 1932 « protégeant la main d’œuvre nationale » contre la concurrence des travailleurs étrangers crée des quotas d’ouvriers étrangers dans les entreprises.
  • En 1934-1935, est organisé le retour volontaire au pays, puis forcé, de plusieurs centaines de milliers d’ouvriers étrangers.
  • Sous le régime de Vichy, une loi de 1940 permet l’internement des juifs étrangers et, la même année, une autre loi est instituée contre les étrangers non-juifs, considérés comme étant « en surnombre dans l’économie nationale ».
  • Après 1945, l’immigration est de nouveau encouragée et les Trente Glorieuses permettent une meilleure intégration.
  • Ces avancées se heurtent à certains obstacles, le problème du logement et des emplois notamment.
  • L’intégration se fait très lentement. La xénophobie et le racisme ne sont pas absents mais relativement marginaux et ne font pas la Une des journaux, même si l’extrême droite reste sur ses positions concernant l’immigration.
  • Du fait des difficultés économiques croissantes et du chômage depuis les années 1970, l’immigration est aujourd’hui l’objet de débats politiques et sociétaux. Xénophobie et racisme augmentent au cours des années 1980 et 1990. La polémique porte notamment sur les naturalisations, qui sont restreintes par la loi Pasqua de 1993.
  • En réponse à la montée du racisme, des organisations de lutte contre la xénophobie se créent, comme SOS Racisme en 1984.