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Naissance et extension du réseau Internet : l'information mondialisée et individualisée

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Comment Internet est-il né ?

  • L’Arpanet naît en 1969 aux États-Unis, en pleine guerre froide, à la demande du Pentagone. Le but est de mettre en place une communication performante et résistante à des facteurs de trouble externes.
  • L’idée est de proposer un réseau formé de différents nœuds et qui n’a pas de « centre », pour éviter que ce dernier puisse être détruit par l’ennemi soviétique.
  • Ce réseau décentralisé est financé par une agence du ministère de la défense américaine (ARPA) et est d’abord utilisé par la communauté scientifique.
  • Dans les années 1970, des premiers progrès sont accomplis : courrier électronique en 1972, développement de la communication entre les ordinateurs et du contrôle à distance en 1978 (Interconnected Networks).
  • Dans les années 1980, Internet devient accessible gratuitement mais concerne essentiellement la communauté scientifique et universitaire spécialisée (mise en réseau d’universités américaines et européennes, développement des centres de recherches).
  • Dans les années 1990, de nouveaux progrès techniques sont réalisés : lien hypertexte en 1991 et mise en place du World Wide Web, essor de la micro-informatique familiale (baisse progressive des coûts d’accès au réseau/matériel et accélération des débits).

Une révolution radicale de l’information

  • Le multimédia devient un quatrième mode de communication et média de masse après la presse, la radio et la TV.
  • La révolution numérique abolit les frontières entre les trois formes habituelles de la communication (son, écrit, image).
  • Internet est une source d’information immédiate et surabondante (création de Wikipédia en 2001, bibliothèques électroniques universelles, augmentation importante du nombre de pages web, etc.).
  • Avec Internet, le nombre d’individus émetteurs d’informations est infini, tout comme celui des individus récepteurs, qui peuvent d’ailleurs également devenir à leur tour diffuseurs en retransmettant une information reçue (réseaux sociaux).
  • Le développement et l’usage du smartphone permet à chacun de transmettre en temps réel des images et des informations sur des événements, notamment dans les pays où l’information officielle est contrôlée.
  • Cependant, avec l’explosion des réseaux sociaux, le développement des fake news questionne la relation à l’information produite sur le Web par les internautes.
  • La loi peine à encadrer et à contrôler Internet (média tentaculaire et mouvant).

Des médias traditionnels dans l‘obligation de se réinventer sous la pression des multinationales médiatiques

  • L’arrivée d’Internet a bouleversé le métier de journaliste : accès quasi-illimité à une documentation abondante, distinction journaliste et amateur (blogs, articles), immédiateté de l’information.
  • Dans ce contexte, les principes fondateurs du journalisme professionnels doivent être réaffirmés : vérifier les faits, analyser rigoureusement les éléments, commenter avec sincérité).
  • La radio et à la télévision ont su tirer profit des avantages d’Internet en s’affranchissant du temps (podcasts), de la distance (accessibilité mondiale) et des barrières pratiques (facilité de lecture).
  • L’avenir de la presse écrite est plus incertain, celle-ci se heurtant à une basse des ventes papiers et à la concurrence des blogs.
  • Les moyens de communication de masse (radio, presse écrite, télévision, Internet) se regroupent, depuis le début du XXIe siècle, pour constituer des groupes médiatiques multimédias à vocation mondiale.
  • La majorité des médias français devient ainsi la propriété d'un petit nombre de groupes industriels et de familles : ce phénomène de concentration des médias, favorisé par le développement du Web, pose la question du pluralisme de l’information.