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La consolidation de la République (1900-1914)

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La République radicale

  • Au lendemain de l’affaire Dreyfus, le parti radical devient la principale formation de gouvernement et le centre de la vie politique. Il s’attaque vigoureusement aux adversaires de la République.
  • L’administration et l’armée sont épurées des éléments anti-républicains.  
  • Les radicaux au pouvoir s’opposent au droit de vote des femmes, mais en 1901 est déposé la première proposition de loi accordant le droit de vote à certaines femmes.

L’achèvement de la laïcisation

  • Les radicaux mènent une politique anticléricale. En 1905 est votée la loi de séparation de l’Église et de l’État :
  • l’État ne finance plus les Églises ;
  • la religion devient une affaire exclusivement privée ;
  • les édifices religieux deviennent propriété de l’État, qui les confie à de nouvelles associations culturelles, créées pour l’occasion.
  • Cette loi met fin au Concordat de 1801.

Les contestations de la politique radicale

  • La loi de 1905 est violemment critiquée par le Vatican. La Pape Pie X interdit aux catholiques français de l’accepter. Une résistance se met en place et des manifestations provoquent plusieurs décès.
  • Les tensions s’apaisent avec la politique menée par George Clemenceau (ministre de l’Intérieur) et les questions religieuses passent au second plan avec l’entrée en guerre en 1914.
  • Il faut attendre le tournant du XXe siècle pour voir les revendications concernant le droit de vote des femmes dépasser les seuls cercles féministes.
  • En 1909, l’Union française pour le suffrage des femmes (UFSF) est créée.
  • Le droit de vote des femmes est toujours rejeté par la Chambre des députés et le Sénat mais il s’impose dans le débat social et politique.
  • Entre 1906 et 1909, Georges Clemenceau fait régulièrement intervenir l’armée contre les grévistes et révoquer les fonctionnaires grévistes.
  • Par conséquent, de nombreux ouvriers se tournent vers les mouvements socialistes, qui s’unissent en 1905 dans la SFIO fondée par Jean Jaurès.
  • Les socialistes progressent régulièrement aux élections législatives et entraînent la chute du gouvernement radical de Georges Clemenceau en 1909.