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La construction européenne

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Attention

Il faut bien noter avant tout que les pays d’Europe de l’Est, sous tutelle soviétique, ne participent pas aux débuts de la construction européenne.

Les débuts de la construction européenne

  • Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des voix s’élèvent en faveur de la paix, de la démocratie et de l’union.
  • Le début de la guerre froide en 1947 entraîne le rapprochement des États d’Europe de l’Ouest et la création de l’OECE en 1948 (à la demande des États-Unis) pour gérer le plan Marshall.
  • 1949 : création du Conseil de l’Europe par les pays européens.
  • La réconciliation et l’union franco-allemande permettent la mise en place d’un vrai projet européen.
  • 18 avril 1951 : première étape de la construction européenne avec la signature du traité de la CECA par 6 pays d’Europe de l’Ouest : France, RFA, Italie, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg.
  • Ce traité a vu le jour grâce à l’initiative de Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères.

De la CEE à l’UE : vers une plus grande intégration

  • 1957 : signature des traités de Rome par les six États fondateurs de la CECA. Ces traités instituent la CEE et l’Euratom.
  • But de l’Euratom : en pleine guerre froide, développer, mais surtout d’encadrer les usages de l’énergie atomique en Europe.
  • But de la CEE : création d’un « marché commun », en lancant des politiques communes dans l’agriculture, les transports, le commerce et les douanes.
  • Ce marché commun attire et va provoquer l’élargissement progressif avec l’arrivée de nouveaux États membres. En 1973, c’est le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark qui adhèrent à la CEE. En 1981, c’est la Grèce, et en 1986, c’est l’Espagne et le Portugal.
  • Entre 1973 et 1986, la CEE passe de 6 à 12 membres. On parle alors de « l’Europe des Douze ».
  • 1992 : l’Europe des Douze signe le traité de Maastricht. On assiste à l’apparition de la notion de citoyenneté européenne. Le traité prévoit aussi une monnaie unique, un espace sans frontières extérieures et une ébauche de la PESC.
  • Ce traité ne fait pas l’unanimité. Les États les plus souverainistes rejettent certaines politiques communes de l’UE, comme le Royaume-Uni qui a rejetté l’espace Schengen en 1985, puis l’Euro. Récemment, les Britanniques ont fait le choix du Brexit.
  • 1991 : c’est la fin de la guerre froide. De nombreux pays de l’ancien bloc de l’Est intègrent l’UE.
  • En 1995, c’est l’Autriche, la Suède et la Finlande. En 2004, 10 pays d’Europe centrale et orientale adhèrent au projet. En 2007, c’est le tour de la Bulgarie et de la Roumanie. En 2013, avec l’arrivée de la Croatie, l’UE compte 28 États membres.

Les nouveaux défis de l’UE

  • L’UE s’est fortement développée économiquement, mais elle peine à construire une Europe sociale et politique. Certains États craignent de perdre leur souveraineté nationale et refusent certaines politiques communes comme les accords de Schengen, signés en 1995.
  • On assiste donc à une UE à géométrie variable.
  • Depuis les années 2000, on assiste à une diffusion de l’euroscepticisme en Europe, amplifié par la crise économique et financière (qui a débuté en 2008). Certains remettent en cause l’euro et envisagent aussi de quitter l’UE, comme les britanniques avec le Brexit.
  • De plus, la situation au Proche-Orient et le développement du terrorisme inquiètent les dirigeants et les citoyens européens. Des centaines de milliers de migrants fuient leur pays en guerre pour trouver refuge en Europe.
  • Cette grave crise migratoire met au défi l’Union européenne, qui peine à trouver une réponse commune.