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La question sociale : un enjeu politique

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La question sociale comme moteur de la Révolution de 1848

  • La question sociale est liée à la dureté des conditions de vie et de survie pour les plus pauvres, en ville notamment.
  • La fermeture des Ateliers Nationaux le 23 juin 1848, la répression des Journées de Juin et surtout la loi électorale de 1850 marquent le recul des ouvriers urbains en politique.
  • La question sociale semble prise au sérieux par Louis Napoléon Bonaparte qui publie en 1844 un petit livre intitulé « L’extinction du paupérisme ».

Les réponses du Second Empire à la question sociale

  • Le Second Empire tente de faire des efforts envers la classe ouvrière. Napoléon III encourage ainsi le logement social, la création de crèches, de bibliothèques, d’associations de secours mutuels à destination des plus démunis. Il met aussi en place les « fourneaux économiques » et réglemente le mont-de-piété.
  • Des ouvriers commencent à s’organiser avec la publication d’un « manifeste des 60 » et la réclamation du droit de coalition, accordé le 25 mai 1864 par la loi Ollivier. La même année, une délégation d’ouvriers français part à Londres et participe à la création de la première Association Internationale des Travailleurs (AIT).

La politisation relative des ouvriers dans les années 1860

  • De juin 1848 à 1870-1871, il n’y a pas de représentation politique proprement ouvrière. De plus, les ouvriers subissent une domination politique, accentuée au plan local, car de nombreux patrons sont aussi maires de communes sous le Second Empire.
  • La politisation des ouvriers passe alors par la grève, tolérée à partir de 1864. Ces grèves peu organisées sont portées par les ouvriers qualifiés et réclament des diminutions du temps de travail ainsi que des hausses de salaires.
  • La politisation des ouvriers se traduit aussi par des tensions au sein de l’AIT entre proudhoniens et collectivistes. L’AIT compte plusieurs dizaines de sections et des milliers de membres. Son action se superpose souvent à celle des associations locales comme les sociétés de crédit mutuel et de solidarité.
  • À partir de 1868, la répression se met en place. Le mouvement ouvrier se radicalise et multiplie les grèves dans les années 1869-1870.