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Les enjeux autour des frontières

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Des enjeux étatiques à l’origine du tracé des frontières

  • L’État moderne exerce sa souveraineté sur un territoire délimité et s’impose comme traceur et garant de ses frontières. Les frontières sont ainsi historiquement liées au renforcement du pouvoir des États.
  • Avec l’émergence de l’État-nation, on assiste à l’uniformisation du territoire et donc à l’effacement des frontières internes, tandis que les frontières extérieures se renforcent.
  • De nombreuses frontières apparaissent au cours du XXe siècle au gré des rapports de force et des traités de paix. Ainsi, les frontières, loin d’être figées, sont des entités mouvantes.
  • En Europe par exemple, les créations de frontières se multiplient après la Seconde Guerre mondiale, à la fin de la guerre froide et après l’éclatement de l’ex-Yougoslavie.
  • La frontière internationale est une limite entre des États souverains qui peut revêtir plusieurs fonctions.
  • C’est une ligne qui permet de délimiter et de partager des territoires.
  • C’est une limite qui sépare deux systèmes politiques, comme par exemple entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.
  • C’est une limite qui permet de se protéger de potentiels dangers extérieurs et qui répond donc à une logique sécuritaire.
  • C’est une limite qui peut aussi contribuer à la construction et au renforcement de l’unité nationale.

De nouveaux enjeux contemporains

  • Les ressources naturelles se jouent des frontières, ce qui en fait des potentiels objets de tensions.
  • C’est notamment le cas de certains cours d’eau qui, pour des raisons d’approvisionnement et de besoins économiques, peuvent être le théâtre de discordes. Lorsqu’un pays en amont d’un fleuve détourner le débit d’un fleuve pour construire des barrages hydroélectriques ou des canaux de dérivation, une situation conflictuelle de dépendance entre les pays situés en amont et en aval peut apparaître.
  • D’autre part, les zones frontalières sont aussi des points sensibles de gestion de la mobilité humaine, comme l’attestent les différentes « crises » liées aux flux migratoires.
  • La frontière, à la fois lieu-passage et lieu-barrière, est confrontée à l’afflux massif de migrants internationaux.
  • Face à cet afflux, l’Europe verrouille davantage ses frontières, voire les « externalise » vers les pays de transit en soutenant ces derniers (malgré parfois leur nature non démocratique) pour tenter de contenir l’immigration.
  • Le cloisonnement du monde ne se limite pas aux terres émergées.
    L’importance croissante des océans pour l’approvisionnement des hommes et leurs déplacements a aussi posé la question des frontières de l’espace maritime.
  • Au XXe siècle, la communauté internationale statue à plusieur reprises sur le droit de la mer et crée de nouveaux types d’espaces maritimes en plus des eaux territoriales : les eaux archipélagiques, les ZEE, les détroits navigables, les fonds des mers.
  • Mais la délimitation de ces nouveaux espaces n’empêche pas les conflits, notamment ceux liés à l’exploitation des ressources (pétrole, pêche, etc.)
  • L’espace aérien correspond quant à lui à la projection verticale des frontières nationales d'un État.
    La circulation aérienne au-dessus d’un État est donc encadrée par celui-ci.
  • L’union européenne a lancé le projet de « ciel unique européen » à la fin des années 1990, afin de rendre le trafic plus efficace et compétitif en supprimant les frontières aériennes européennes.
  • L’espace extra-atmosphérique est aussi soumis à des règlementations, car il l’objet de compétition entre les États pour son exploration.
    Le traité de l’espace empêche l’appropriation de zones de l’espace par un État. L’espace demeure un lieu d’exploration pour le bien commun de l’humanité.