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Les frontières, des espaces dynamiques qui dépassent le territoire des États

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Les frontières, des interfaces dynamiques à l’origine de la coopération entre États

  • Les frontières constituent des séparations mais aussi des lieux d’échanges : elles jouent un rôle d’interface et sont donc des zones stratégiques pour les États qu’elles délimitent.
  • Certains États développent ainsi des stratégies de coopérations territoriales dans les territoires transfrontaliers.
  • Ces espaces contribuent alors au développement économique local et favorisent les relations entre les États.
  • Au sein de l’Union européenne, les Eurorégions et les programmes Interreg ont augmenté la perméabilité des frontières en développant la coopération dans la gestion de projets communs.
  • L’effet d’attraction de la frontière favorise l’urbanisation des espaces frontaliers.
  • Les villes frontières sont coupées (ou ont été coupées) par une frontière-barrière, dédoublant ainsi les fonctions urbaines de part et d’autre de la ligne séparatrice. Ces villes ont un rôle de plateforme multimodale de redistribution des flux et peuvent être confrontées à des problématiques de mobilité illégale.
  • Les villes-jumelles se développent de part et d’autre de la frontière en fonction des intérêts des États frontaliers qui pratiquent des activités économiques complémentaires.
  • Les agglomération transfrontalière résultent de l’association de communes situées dans des États différents.

Les frontières, des interfaces dynamiques qui mettent en jeu des mobilités

  • La migration pendulaire transfrontalière est révélatrice des dynamiques à la frontière.
  • Cette mobilité croissante des travailleurs frontaliers est motivée par des salaires plus ou moins attractifs, des disponibilités d’offres d’emploi plus ou moins grandes et d’autres facteurs sociaux-économiques et culturels plus ou moins importants.
  • Les territoires transfrontaliers sont aussi des interfaces qui reflètent parfois un différentiel de développement entre les États, ce qui génère des déséquilibres dans les relations interétatiques.
  • Le différentiel frontalier peut être économique (salaires, prix), politique (normes fiscales), démographique (main-d’œuvre disponible) ou encore d’ordre culturel (pratiques, valeurs).
  • L’économie locale s’adapte au différentiel frontalier en tirant avantage de certains facteurs, tel que le coût de la main-d’œuvre par exemple. Cela peut fait intervenir des pratiques, des acteurs et des flux légaux mais aussi illégaux.
    La migration clandestine est un enjeu particulièrement prégnant dans les espaces transfrontaliers déséquilibrés (pays développés/pays en voie de développement).
  • L’exemple de la frontière entre les États-Unis et le Mexique illustre bien les problématiques liées aux déséquilibres économiques et relationnels entre les deux États.