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Nouvelles solidarités et nouveaux liens sociaux

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La fraternité, une valeur républicaine sous tension ?

  • Les transformations actuelles de la société française font évoluer le lien social qui nous unit et nous incitent à imaginer de nouvelles formes de solidarité.
  • Si la liberté et l’égalité sont des droits, la fraternité est un devoir qui suggère que nous appartenons tous à une même société humaine.
  • Pourtant, l’intégration de nos sociétés modernes dans le processus de mondialisation a accentué la perte de repères.
  • Dans ces conditions, le sort d’un·e travailleur·se peut dépendre d’une décision prise à plusieurs milliers de kilomètres.
  • En réaction à ces évolutions de la société, nous constatons un développement du communautarisme.
  • On voit par exemple l’émergence de quartiers résidentiels clôturés dont l’accès est réservé aux résidents disposant d’un haut niveau de revenus : ces derniers souhaitent vivre entre eux, dans un environnement sécurisé et sans contact direct avec le reste de la société.
  • Cette démarche de mise à distance volontaire est contraire à l’idée de vivre-ensemble.

Internet peut-il rendre notre société plus solidaire ?

  • Avec l’utilisation d’Internet et des nouveaux outils numériques mis à notre disposition, de nouveaux comportements se développent et font évoluer le vivre-ensemble.
  • Il est en effet vecteur de lien social et favorise le développement de nouvelles formes de solidarités.
  • Internet peut par exemple contribuer à rendre nos sociétés plus solidaires en offrant la possibilité aux citoyens de s’engager, notamment financièrement, dans des projets de solidarité.
  • Des plateformes numériques à vocation commerciale, qui facilitent la mise en contact de particuliers pour la vente, le prêt ou même le troc, ont également vu le jour.
  • D’autre part, les réseaux sociaux ont connu un succès fulgurant depuis une quinzaine d’années et favorisent la mise en contact d’amis ou de followers, autour de centres d’intérêts communs.
  • Des communautés virtuelles se créent alors entre les différents utilisateurs qui peuvent entraîner des mobilisations citoyennes de plus grande ampleur.
  • Ainsi, les réactions liées à l’attentat dans la rédaction du magazine satirique Charlie Hebdo en janvier 2015, ou à l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris en avril 2019, ont été très vives de par le relais extrêmement rapide de l’information qu’ont permis les réseaux sociaux.
  • Mais Internet peut, au contraire, favoriser l’isolement (cf. l’illectronisme).
  • Ne pas disposer d’Internet ou ne pas savoir s’en servir peut constituer un handicap à une époque où les démarches administratives sont de plus en plus dématérialisées.
  • Ainsi, l’association Emmaüs connect propose des formations gratuites aux personnes ne maîtrisant pas suffisamment ces usages afin de les aider à être plus autonomes dans un monde de plus en plus numérisé.

L’engagement citoyen en faveur d’une société plus solidaire

  • Les actions solidaires sont la plupart du temps réalisées par des bénévoles dans le cadre d’associations reconnues par la loi de 1901.
  • Des associations existent depuis des dizaines d’années, pour ce qui a trait à la coopération entre pays du Nord et du Sud ou à la protection de l’environnement par exemple.
  • De nombreuses nouvelles associations se créent néanmoins encore aujourd’hui, pour répondre aux défis de l’époque actuelle (aide aux migrants, cours d’informatique, agriculture urbaine, etc.).
  • Le mouvement des gilets jaunes, qui s’est développé à partir de novembre 2018 en France, est un exemple d’action citoyenne.
  • La notion de « délit de solidarité », qui n’est pas clairement définie juridiquement, a récemment fait son apparition dans les médias pour désigner les individus qui viennent en aide aux personnes étrangères en situation irrégulière sur le sol Français. Ils encourent, dans les cas les plus extrêmes, jusqu’à cinq années d’emprisonnement et 30 000 euros d’amendes.
  • Les actions de solidarité peuvent prendre différentes formes en fonction de l’actualité ou du contexte international.