Fiche de révision Solidarité et fraternité

  • Fraternité : projet de société où chacun se sent responsable mais aussi interdépendant des autres, favorisant ainsi l’unité et la justice entre les citoyens.
  • Solidarité : ensemble d’attitudes et de comportements concrets qui permettent de venir en aide à autrui et de le soutenir.

La solidarité et la fraternité incarnées par l’État

  • À la Libération, la France veut reconstruire une société plus juste.
  • Le gouvernement crée la Sécurité sociale en 1945. $\rightarrow$Objectif : protéger les citoyens contre les principaux risques de la vie (handicap, maladie, chômage, vieillesse, pauvreté…).
  • Depuis, l’État continue à jouer un rôle central dans la solidarité nationale.
  • Il organise la protection sociale. Celle-ci repose sur deux logiques principales.
  • 1) La logique d’assurance
  • $\rightarrow$Basée sur la cotisation préalable : seules les personnes ayant cotisé peuvent en bénéficier.
  • Ex. : indemnités chômage, formation professionnelle après licenciement…
  • 2) La logique d’assistance
  • $\rightarrow$Basée sur la solidarité nationale : aide sans condition de cotisation, accordée selon les besoins et les ressources.
  • Ex. : AAH (Allocation aux adultes handicapés), APL (Aide personnelle au logement)…
  • Il coordonne les services publics (santé, éducation, sécurité, transports…), afin de réduire les inégalités, renforcer la cohésion sociale et garantir l’accès aux besoins essentiels. Par exemple :
  • L’école publique est gratuite et obligatoire jusqu’à 16 ans.
  • Des aides existent pour les familles à faibles revenus : les bourses scolaires et les fonds sociaux.
  • En période de crise, l’État peut renforcer son intervention, comme lors de la pandémie de Covid-19 (soutien aux entreprises, chômage partiel…).
  • Les collectivités territoriales (communes, départements, régions) renforcent la cohésion nationale. Par exemple, les départements gèrent :
  • le RSA (Revenu de solidarité active) ;
  • la protection de l'enfance…
  • Tous les services publics et les dispositifs de solidarité nationale sont financés par :
  • l’impôt sur le revenu (payé par les citoyens) ;
  • les cotisations sociales (payées par les travailleurs et les entreprises).

Les associations, des acteurs majeurs de la solidarité

  • Le secteur associatif fait vivre la solidarité au quotidien.
  • La France compte plus d’un million d’associations.
  • Environ 130 000 associations agissent pour aider, conseiller ou soigner. Elles soutiennent souvent des personnes démunies, malades ou en situation de handicap.
  • Exemples d’associations engagées dans la solidarité nationale :
  • Emmaüs ;
  • les Restos du Cœur ;
  • la Croix-Rouge.
  • Les associations fonctionnent grâce :
  • aux dons d’individus ou d’entreprises ;
  • aux subventions (de l’État et des collectivités) ;
  • aux bénévoles.
  • Les association et ONG permettent à la société civile de compléter les dispositifs publics.

L’engagement citoyen, moteur de la fraternité

  • La solidarité citoyenne se vit d’abord à travers des gestes simples du quotidien.
  • Ex. : le don du sang est un acte emblématique de solidarité.
  • La solidarité de proximité :
  • ne passe pas par l'État, les associations ou les ONG ;
  • repose sur l'entraide spontanée (relations de voisinage, réseaux de soutien, mobilisations locales…) ;
  • par exemple, pendant la pandémie de Covid-19, de nombreux citoyens ont spontanément proposé leur aide aux personnes âgées ou invalides pour faire leurs courses, aux parents pour garder les enfants ou simplement aux personnes seules, pour briser l’isolement.
  • La jeunesse s’engage également, particulièrement dans des actions de solidarité à l’échelle locale.
  • Suite à l’affaire « Cédric Herrou », le Conseil constitutionnel a finalement acté le 6 juillet 2018 que le principe de fraternité avait une valeur constitutionnelle. $\rightarrow$Il reconnaît donc qu'aider autrui, même en situation irrégulière, ne doit pas être puni lorsqu’il s’agit d’un acte désintéressé.