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L'intégration économique européenne

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Objectifs

  • Comprendre les logiques de proximité dans le commerce mondial.
  • Étudier le fonctionnement de l’espace économique européen.

Définitions à connaître : intégration économique, intégration monétaire.

Les grands espaces économiques mondiaux

Une forme d’organisation mondiale

  • Le rôle primordial de la Triade dans l’économie mondiale s’explique avant tout par le facteur de proximité :
  • les trois zones concernées se trouvent dans l’hémisphère Nord, il y a donc une proximité géographique ;
  • la proximité est également culturelle : les pays de la Triade partagent une histoire commune et des traditions proches.
  • Mis à part la Triade, il existe de nombreuses autres organisations économiques mondiales comme l’ALENA, l’ASEAN, le Mercosur ou encore l’Union européenne.

Les différents degrés d’intégration économique

  • On peut définir quatre systèmes d’accords commerciaux, qui définissent quatre degrés d’intégration économique progressifs :
  • la zone de libre-échange : des pays décident d’abolir les tarifs douaniers entre eux, mais restent libres de fixer leurs montants pour les échanges vers l’extérieur (exemple : l’ALENA). C’est le niveau minimum d’intégration ;
  • l’union douanière : les pays membres, en plus d’abolir les tarifs douaniers entre eux, définissent un tarif extérieur commun à destination de toutes leurs importations (exemple : le MERCOSUR) ;
  • le marché commun est le niveau à partir duquel on décide, en plus, d’éliminer toutes les restrictions aux mouvements de capitaux et de personnes. Pour ce faire, les pays membres décident d’harmoniser en partie leurs politiques de façon à rendre homogènes leurs facteurs de production (exemple : l’Union européenne) ;
  • l’union économique et monétaire est l’étape ultime de l’intégration économique. Les pays décident de mettre en place des politiques économiques communes à l’ensemble des membres et de se doter d’une monnaie unique. Le seul cas existant est aujourd’hui celui de la zone euro, qui rassemble 19 États de l’Union européenne.

Le commerce international

  • À l’échelle mondiale, on observe que :
  • ce sont les zones où des accords régionaux existent qui sont les plus dynamiques dans les échanges ;
  • au sein de chaque espace régional, les échanges intra-régionaux sont supérieurs aux échanges avec des pays extérieurs de cet espace ;
  • l’Union européenne est le premier espace commercial du monde avec 31,4 % du total des échanges.

L’originalité de l’intégration européenne

Le cas spécifique de l’Union européenne : les étapes de l’intégration

  • En 1951, une communauté du charbon et de l’acier (CECA) est créée entre la France, l’Italie, la RFA et le Benelux.
  • En 1957, la Communauté économique européenne (CEE), rassemble progressivement d’autres pays.
  • En 1987, l’Acte unique européen pose les bases d’un grand marché des biens, des capitaux et des personnes, qui voit le jour en 1992 avec le traité de Maastricht. C’est à partir de cette date que le marché commun devient opérationnel.
  • En 1995, la Suède, la Finlande et l’Autriche rejoignent l’Union.
  • On décide alors de créer une union économique pour certains pays membres de l’espace économique européen. L’institution qui contrôle cette économie commune est la Banque centrale européenne (BCE) mise en place le 1er juin 1998. Suite à cela, des élargissements successifs de l’espace européen interviendront en 2004, 2007 et 2013.
  • Précisons enfin que lorsque la Banque centrale européenne est finalement crée, elle est chargée de mettre en place une monnaie unique : l’euro. La mise en circulation de cette nouvelle monnaie commence en 2002.

Créer des lois pour l’Europe

  • L’Union européenne est donc avant tout un marché commun qui a plusieurs objectifs :
  • en favorisant le libre-échange, il permet d’accroître les possibilités de croissance ;
  • le marché commun vise aussi à mettre en place des politiques communes spécifiques ;
  • le marché commun se dote aussi d’institutions chargées de veiller au bon fonctionnement de l’Union européenne ;
  • un ultime objectif politique doit être rappelé : à l’origine, l’idée de créer une Europe intégrée est née de la volonté des pères créateurs, après la Seconde Guerre mondiale, d’éviter qu’une guerre éclate à nouveau. Pour maintenir la paix, ils ont donc inventé un modèle qui rendrait les pays interdépendants les uns des autres par des moyens économiques.

Une expérience unique : l’intégration monétaire

Pourquoi une monnaie unique ?

  • En adoptant l’euro, les pays européens renoncent à une de leurs compétences essentielles. Ce renoncement s’explique par plusieurs raisons :
  • en termes d’attractivité : l’instauration d’une monnaie commune dans la zone euro instaure un espace homogène qui peut attirer les entreprises étrangères ;
  • en termes de concurrence financière : avec l’euro, l’Europe devient un immense marché financier attractif pour les investissements et les épargnants du monde entier ;
  • pour les consommateurs : avec l’euro, il devient plus facile pour nous de comparer les produits entre plusieurs pays, et plus facile pour les entreprises de commercer d’un pays à l’autre pour nous faire profiter de leurs tarifs avantageux ;
  • l’euro concurrence le dollar : il permet ainsi d’économiser sur les commissions engendrées par les conversions d’une monnaie à une autre ;
  • l’aspect le plus important est la disparition des risques de change.

Les mécanismes d’intégration monétaire européenne

  • Le traité de Maastricht (1992) donne les conditions à remplir pour pouvoir prétendre intégrer la zone euro :
  • un taux d’inflation limité ;
  • un taux d’intérêt qui ne doit pas être trop bas ;
  • un déficit budgétaire inférieur à 3 % du PIB ;
  • une dette publique inférieure à 60 % du PIB.
  • Ces quatre critères sont appelés critères de convergence. En les appliquant, chacun des pays participe à créer des conditions économiques similaires pour animer ensemble un espace monétaire unique.
  • Un autre pacte est signé en 1997 : le Pacte de responsabilité et de croissance. Il concerne les pays ayant adopté l’euro et ceux qui souhaiteraient le faire. Il confirme l’interdiction de dépasser les 3 % de déficit du PIB et les 60 % de dette publique.