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Marianne

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La France durant l'entre-deux guerres

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Le passage de la guerre à la paix

  • En 1914, tous les partis politiques français se sont alliés pour former l’Union Sacrée, pour s’opposer à l’Allemagne.
  • Dès 1919, la vie politique se divise en deux camps : le Bloc National (centre droit), et les hommes politiques de gauche réunis en Cartel. Le Bloc National gagne les élections, dirigé par Clemenceau. Ce dernier avait gouverné la France à partir de 1917 et avait représenté la France au traité de Versailles. Anti-communiste et anti-allemand, il ne restera au pouvoir que jusqu’en 1920, abandonné par la droite en raison de son anticléricalisme.
  • 1926 : le Bloc National perd les élections.
  • Le communisme de Lénine, mis en place en 1917, s’oppose aux principes de la démocratie, par l’instauration notamment d’un parti unique.
  • 1920 : congrès de Tours. Les socialistes français s’y demandent s’ils doivent adhérer à la IIIe Internationale. Marcel Cachin est favorable à la diffusion du modèle léniniste. De l’autre coté, Léon Blum ne souhaite pas obéir à la Russie, même s’il est sensible aux idées communistes.
  • Deux partis politiques naissent alors : le PC, ou parti communiste, rattaché à la IIIe Internationale et à l’URSS, et la SFIO, ou parti socialiste, qui souhaite des progrès en matière sociale mais qui n’est pas révolutionnaire.

La France des années 1930 : entre crise et espoir

  • 1929 : crise aux États-Unis (due à un effondrement des cours de la bourse). Le pays ne peut plus acheter les matières premières en Europe, et cette dernière est à son tour touchée par la crise.
  • 1931-1932 : les industries font faillite, le nombre de chômeurs explose.
  • Cette crise économique et sociale provoque une crise politique.
  • Les idées d’extrême droite séduisent beaucoup de gens et des mouvements d’origine fasciste se développent en France. Des ligues d’extrême droite manifestent pour critiquer la République et souhaitent voir un régime autoritaire s’installer en France.
  • Face au danger que représente l’extrême droite, le SFIO, le parti radical et les communistes forment le Front populaire.
  • 1936 : Le Front Populaire gagne les élections avec à sa tête Léon Blum qui entreprend des réformes politiques et sociales très importantes. Il devient Président du Conseil.
  • 1936 : accords de Matignon : les travailleurs peuvent adhérer à un syndicat, et ces accords prévoient une augmentation des salaires : grande victoire pour la classe ouvrière.
  • Le Front Populaire signe ensuite la semaine de travail de 40 heures et la création des premiers congés payés (deux semaines par an), puis nationalise les industries d’armement et de chemins de fer.
  • Ces mesures étaient destinées à relancer l’économie et le pouvoir d’achat. Cependant, la crise s’aggrave rapidement et le chômage continue d’augmenter.
  • Les problèmes rencontrés sont liés au contexte européen. Hitler, nommé chancelier en 1933, réarme l’Allemagne (en allant à l’encontre du traité de Versailles). La guerre se profilant à l’horizon, les dépenses vont à la préparation de la Seconde Guerre mondiale, et cela empêche le Front populaire de résoudre la crise.
  • 1936 : guerre d’Espagne : elle oppose les partisans de Franco aux républicains espagnols. Les communistes veulent envoyer de l’aide et soutenir militairement ces derniers. Les socialistes ne veulent pas s’en mêler. Les divisions sont de plus en plus marquées au sein du Front Populaire.
  • 1937 : Léon Blum est obligé de démissionner.
  • 1938 : disparition du Front populaire, remplacé par un gouvernement de centre droit dirigé par Édouard Daladier. Son objectif est de réarmer la France en vue de la guerre qui se profile à l’horizon.