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L'Inconscient

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Introduction :

Le langage courant utilise souvent le mot « inconscient ». Une personne dans le coma, cet état proche de la mort, est inconsciente. Sa conscience du monde a disparu. Celui qui agit sans réfléchir aux conséquences de ses actes, sans faire preuve de raison, de bon sens, ou en mettant de côté son sens moral, est inconscient. Tout comme celui qui met en danger physiquement ou moralement les autres, parce qu’il agit spontanément. L’inconscient est donc un état contraire à la conscience, mais aussi à la raison.

Les penseurs rationalistes comme Descartes, Kant ou Sartre, considèrent que la philosophie peut amener l’individu à sortir de l’inconscience pour gagner en raison et en réflexion. Plus je soumets mes opinions, mon comportement et mes actes à la réflexion, plus ils sont bénéfiques pour moi et pour les autres. Pour d’autres penseurs, l’inconscient est une partie inaccessible de notre conscience, liée au monde du rêve. C’est ce dernier point que nous traitons aujourd’hui. Si une partie des pensées n’est pas soumise à la réflexion parce que la conscience ne les voit pas, la liberté du sujet s’effondre-t-elle ? La morale est-elle mise en danger ? La philosophie pose ces questions-là dès que Freud découvre une réalité psychique autre que la conscience, qu’il nomme l’inconscient.

La première partie de ce cours explique la découverte de l’inconscient. Cette découverte a permis l’invention de la psychanalyse par Freud, une nouvelle science que nous étudierons en deuxième partie. Nous verrons alors ce que l’inconscient a impliqué en philosophie, où la conception de la conscience était restée pratiquement inchangée depuis Descartes.

Histoire de la découverte de l’inconscient

Une étrange maladie : l’hystérie

Pour comprendre comment l’hypothèse de l’Inconscient est née, un détour par l’hystérie est nécessaire. C’est l’étude de cette maladie qui a fait émerger le concept. Le médecin Hippocrate invente le terme d’hystérie pour décrire une maladie énigmatique ancestrale. En grec, hystera signifie « utérus ». En effet, l’hystérie était au départ considérée par les médecins, essentiellement des hommes, comme une maladie uniquement féminine. Cela sera démenti par la suite.

Au Moyen Âge, l’hystérie est vue comme une manifestation de sorcellerie. Les femmes hystériques ne sont pas des malades que l’on soigne, mais des sorcières possédées que l’on brûle. Au XIXe siècle, certains médecins se penchent sur le cas des hystériques, toujours diabolisées. Charcot, Breuer et Freud, les trois grands spécialistes de l’époque, les prennent en charge. Ils répertorient les différentes manifestations de l’hystérie :

  • des délires verbaux, des cris, des insultes… Certaines malades ne parlent plus dans leur langue d’origine ;
  • beaucoup d’hystériques souffrent de crises de tremblement ou d’agitation physique ;
  • ce sont aussi parfois des douleurs intenses à un membre qui ne présente aucune lésion organique ou musculaire. Le membre peut d’ailleurs être partiellement ou totalement paralysé ;
  • on peut ajouter à cela des phobies sévères, et des crises d’épilepsie.

Selon les patientes, ces symptômes sont isolés ou combinés. Mais ils ne semblent avoir aucune cause organique. Deux solutions sont alors possibles :

  • soit la cause des symptômes n’est pas encore trouvée,
  • soit la malade est une simulatrice qui ment en disant souffrir.

Les différents points de vue sur l’hystérie

Le point de vue de Charcot

Le neurologue Charcot ne croit pas à la simulation des malades. Il croit plutôt à l’ignorance des causes qui provoquent la maladie. Charcot soigne les hystériques par l’hypnose, qui fait disparaître les symptômes. Mais on ne connaît toujours pas l’origine du mal, ni la raison de la disparition des symptômes. De plus, ces séances de guérison sont proposées par des médecins, dans des amphithéâtres où les malades, en plein délire, sont observés par la foule. On les traite plus comme des bêtes de foires que comme des patients qui souffrent.

Le point de vue de Breuer et Freud

En 1895, Breuer et Freud présentent leurs recherches dans l’ouvrage études sur l’hystérie. Si Breuer continue d’avoir recours à l’hypnose pour soigner l’hystérie, Freud l’abandonne. En effet, beaucoup d’hystériques ne sont pas réceptifs à l’hypnose. Son efficacité est donc limitée. D’autre part, Freud veut comprendre l’origine et les mécanismes de l’hystérie, pas seulement en guérir les symptômes. Enfin, l’hypnose a un côté spectaculaire très déplaisant pour un esprit scientifique comme celui de Freud. Il souhaite intervenir sur le patient de manière rationnelle, et non pas lui laisser penser que ses troubles ont disparu comme par enchantement.

Freud remplace alors l’hypnose par l’échange verbal avec le patient. Il appelle cela la méthode des associations libres. L’idée est plutôt simple. Le patient doit focaliser son attention sur le trouble hystérique dont il souffre, et faire part au thérapeute de toutes les idées qui lui viennent à l’esprit. Confiant, le patient se met à parler librement de choses et d’autres puis, de fil en aiguille, l’échange se resserre sur un événement du passé plus ou moins lointain et souvent situé dans l’enfance, qui a marqué le patient au point de le traumatiser.

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À retenir

L’hystérie serait donc une trace d’un événement traumatisant du passé.

L’émergence de la théorie freudienne

Le cas d’Élisabeth

Grâce à la méthode des associations libres, Freud diagnostique l’origine de plusieurs cas d’hystérie. Voici un exemple.

Élisabeth, une jeune femme, consulte Freud car elle souffre de violentes douleurs à la jambe. Ces douleurs ne sont causées par aucune lésion musculaire ou osseuse, et rien de médical n’explique sa souffrance. Freud fait parler la patiente et parvient à situer dans le temps l’apparition de ses douleurs. Lors de ses dernières vacances en Autriche, Élisabeth s’est promenée avec son beau-frère alors que sa sœur, malade, était restée couchée. Pendant cette promenade, son beau-frère lui effleure la jambe. Elle projette alors sur lui un désir sexuel et affectif, celui de vivre ensemble. Elle oublie instantanément ce désir inavouable. Quelques mois plus tard, la maladie de sa sœur s’aggrave subitement. Appelée à son chevet, Élisabeth laisse ses pensées divaguer dans le train qui la conduit jusqu’à sa sœur. Une idée lui traverse l’esprit : si sa sœur mourait, son beau-frère serait libre, et elle pourrait envisager de vivre avec lui. Puis Élisabeth chasse cette pensée de son esprit…

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À retenir

Mais Freud va faire l’hypothèse que cette pensée chassée ne disparaît en fait pas du tout. Elle est refoulée dans une partie du psychisme, à laquelle nous n’avons pas accès.

  • L’hypothèse de l’inconscient était née.

Dans le cas d’Élisabeth, il n’est pas convenable de désirer un homme marié, qui plus est à sa propre sœur. Et il est encore moins correct de souhaiter la mort de sa sœur, pour prendre sa place auprès du veuf. C’est pour cela qu’Élisabeth déclenche un symptôme hystérique. Son esprit est en conflit avec son Surmoi, cette partie de la conscience soumise aux valeurs morales. Freud émet l’hypothèse que lorsque l’esprit ne peut pas résoudre un conflit, il s’en « débarrasse » dans l’inconscient. Il diagnostique qu’Élisabeth souffre d’un conflit psychique.

Le conflit psychique

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Définition

Ça/Surmoi/Moi :

Les désirs primitifs les plus fréquents sont de nature sexuelle ou relèvent de l’agressivité. Freud les regroupe sous le nom de Ça. Ce sont en fait des pulsions. Elles s’expriment mais se heurtent au Surmoi, qui est la deuxième force. Le Surmoi est une sorte de barrière bâtie par notre conscience morale, qui censure certains désirs qu’elle ne juge pas convenables. Le Moi de l’individu est le résultat de l’équilibre entre ces deux forces.

Quant à Élisabeth, elle trouve son désir inacceptable car il est en conflit avec le Surmoi. Sa conscience morale juge intolérable qu’elle s’amourache du mari de sa sœur, et qu’elle s’imagine à sa place si cette dernière mourrait. Le Moi déclenche une procédure de défense, et le désir inacceptable est refoulé. Il est donc placé dans les oubliettes de l’inconscient. Mais ce désir refoulé n’a pas disparu. Il resurgit chez elle sous forme de douleurs à la jambe. La jambe est ce qui a déclenché le désir d’Élisabeth, lorsque son beau-frère l’a malencontreusement effleurée.

Mais pourquoi ce déguisement ? On se déguise pour deux raisons : pour s’amuser, ou pour ne pas être reconnu. Le désir d’Élisabeth se déguise pour tromper la censure. C’est pourquoi elle ne ressent pas de plaisir, mais une douleur à la jambe. Sa douleur est au départ un plaisir. Mais étant intolérable pour la conscience morale, il s’est converti en douleur.

L’inconscient et les débuts de la psychanalyse

Le fonctionnement de l’esprit humain

Le cas d’Élisabeth fait naître toute la thèse freudienne de l’inconscient, qui lui permettra de soigner ses patients. Voyons précisément comment Freud explique l’intériorité de l’Homme grâce à sa découverte.

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Réflexion

Le conscient et l’inconscient pour Freud

Pour Freud, l’inconscient désigne tous les désirs que l’individu refoule, parce qu’ils provoquent chez lui un malaise d’ordre moral.

Freud considère que l’homme a une conscience et un inconscient.

Pour rappel, la conscience est selon lui composée du Moi, l’être social, du Ça, l’être bestial, et du Surmoi, l’être moral. Lorsque le Moi est en conflit avec le Ça ou le Surmoi, on parle de conflit psychique. Ce conflit psychique provoque le refoulement. C’est-à-dire que si le conflit ne se résout pas, il est transmis à l’inconscient et sort des préoccupations de celui qui en souffre.

Néanmoins, un inconscient trop chargé de conflits psychiques peut avoir un pouvoir sur le corps et déclencher des maladies qui n’ont aucune raison médicale. Ces troubles sans cause physiologique sont qualifiés de maladies psychosomatiques.

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Définition

Psychanalyse :

La théorie freudienne sur l’inconscient et les soins qu’elle permet est devenue une science appelée la psychanalyse.

Le refoulement est donc un processus avéré. Il est à l’origine de pathologies parfois lourdes. Doit-on alors redouter le refoulement ? La réponse est non, car il est nécessaire à l’Homme.

Avantages et inconvénients du refoulement

Le refoulement est un mécanisme vital

Le refoulement est un mécanisme nécessaire à la vie du sujet. En effet, ce qui nous fait souffrir peut, à court terme, nous empêcher d’agir. Mais l’homme doit agir au quotidien, notamment parce qu’il vit en société. Le refoulement lui permet alors de mettre de côté ce qui l’atteint émotionnellement, afin de continuer ses activités malgré tout. Au quotidien, nous exprimons tous sans exception des symptômes qui manifestent la présence de désirs refoulés dans notre inconscient. Freud explique que parfois, l’inconscient s’exprime.

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À retenir

Le rêve par exemple, est considéré par la psychanalyse comme la manifestation par excellence des désirs refoulés. Il est même un moyen de s’en guérir.

Pendant le sommeil, la censure du Surmoi est relâchée et les désirs remontent à la surface. Mais le rêve les déguise, et leur donne un caractère loufoque ou angoissant. Le désir est satisfait de ce déguisement, donc le conflit se règle. En général, nous ne sommes pas gênés par le symptôme du rêve. Il fait partie de notre vie, et ne cause pas de désagréments.

Les symptômes pathologiques

En revanche, certains conflits ont du mal à se résoudre et incommodent le sujet. Il s’agit alors de névrose et de psychose.

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Définition

Névrose :

La névrose est une manifestation pathologique d’un conflit non-résolu entre le désir et le surmoi. Le sujet éprouve une véritable gêne au quotidien, qui complique ses relations personnelles avec les autres.

La névrose la plus classique est l’hystérie, dont souffre Élisabeth. Chez l’hystérique, le trouble de l’esprit se manifeste à travers le corps, comme la douleur à la jambe. Il peut aussi se manifester uniquement dans l’esprit, de manière obsessionnelle, lorsque le sujet a une idée qui le préoccupe et qui semble ronger son esprit. Les phobies comme la peur de l’eau ou des araignées, sont aussi des névroses.

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Définition

Pyschose :

La psychose est une névrose beaucoup plus sévère. Elle se développe quand la pulsion du ça gagne le conflit avec le surmoi. L’atteinte psychologique ne concerne plus uniquement le malade. Elle affecte son comportement et le rend potentiellement nuisible pour son entourage.

Lorsque l’on est psychotique, comme les serials killers dans les séries par exemple, on soumet le monde entier à ses pulsions. La schizophrénie est un cas particulier de psychose. Elle déstructure la personnalité, et créé une incohérence mentale et comportementale.

La sublimation, une alternative à la névrose

La névrose devient donc pathologique lorsque le sujet ne parvient pas à gérer ses conflits internes. Pourquoi certains individus sont-ils incapables de gérer ? Freud explique que l’éducation a un rôle essentiel. Plus un enfant est moralement étouffé, plus il refoule ses pulsions. Selon Freud, l’enfant qui ne peut pas exprimer ses pulsions sera très probablement névrosé voire psychotique. Il recommande donc une éducation qui laisse s’exprimer les pulsions, mais qui les cadre en les orientant vers des activités convenables, structurées et valorisées par la société. Le sport, l’art ou l’amour sont de très bons exemples de détournement des pulsions.

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Définition

Sublimation :

Ce détournement de la pulsion vers des activités bénéfiques pour l’individu et la collectivité, Freud l’appelle la sublimation.

Une éducation réussie facilite le processus de sublimation. L’énergie des pulsions est déplacée, pour adopter des comportements adéquats ou réaliser des « œuvres ». Telle serait, selon Freud, l’origine de la culture.

La thérapie psychanalytique

Ajoutons enfin que, si elle est aujourd’hui contestée, la psychanalyse a été une vraie révolution dans la pensée de l’époque. En effet, pour la première fois, les atteintes psychologiques n’étaient plus attribuées à la folie mais à une maladie. Les sujets souffrant de névroses pouvaient donc décider de se soigner en entreprenant une thérapie. Freud écoutait attentivement ces patients allongés sur le fameux « divan ». Le but de la thérapie était de partir des symptômes puis de retrouver l’origine du désir qui avait pu déclencher un conflit. Il s’agissait alors de laisser ce désir s’exprimer consciemment quel que soit son caractère immoral. Lorsque le patient y parvenait, ses symptômes disparaissaient ; Élisabeth est ainsi parvenue à se défaire de ses douleurs à la jambe.

Les implications philosophiques de la théorie de l’inconscient

  • Que pense la philosophie de l’inconscient ?

En philosophie, la conscience est considérée de manière traditionnelle, comme une caractéristique spécifique à l’homme. Elle est la source de la liberté du sujet et de sa capacité à faire preuve de moralité. Si la conscience n’est plus le seul maître de l’esprit, et s’il faut désormais compter avec une force qui nous échappe, doit-on relativiser des valeurs comme la liberté et la morale ?

Nous ne nous connaissons pas

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À retenir

La théorie de l’inconscient mène à la conclusion que notre psychisme, c’est-à-dire l’ensemble des phénomènes mentaux, ne se réduit pas à ce que notre activité consciente peut en percevoir.

Depuis Descartes, on estimait que la pensée est une activité consciente, ou n’est tout simplement pas. Si j’ai une pensée, je sais immédiatement que j’ai une pensée. Lorsque Freud affirme que le psychisme est constitué d’une zone inconsciente, la philosophie doit remettre en question la conception cartésienne du Moi.

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À retenir

Elle conclut que puisque l’inconscient est une partie de notre vie psychique inaccessible à la conscience, nous ne nous connaissons pas, et nous sommes une énigme pour nous-mêmes. Une partie du Moi nous échappe toujours.

Ne sommes-nous pas responsables de nos actes ?

  • L’hypothèse de l’inconscient implique que la conscience règne, mais ne gouverne pas seule.

Une pulsion demeure dans notre psychisme sans que nous en ayons conscience, et elle agit sur nos comportements et nos actes. L’existence de l’inconscient remet en question la notion de responsabilité de l’homme.

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Définition

Responsable :

Être responsable, c’est pouvoir répondre de ses actes parce qu’on est supposé en être l’auteur.

Mais qui n’a jamais dit « pardon cela m’a échappé » pour un mot, un geste ou un comportement involontaire ? Parfois, notre comportement échappe à notre contrôle. Cela ne cause en général que de légers désagréments. Mais en cas d’acte grave, comme un viol ou un meurtre, dire que l’on a agit sans s’en rendre compte, sous l’emprise d’une pulsion, suffit-il à nous innocenter ?

La justice est là pour empêcher de telles situations de nuire aux hommes. Elle peut trouver des circonstances atténuantes, mais considère néanmoins que le sujet peut toujours réprimer ses pulsions. La volonté est considérée comme libre, car l’individu a toujours le pouvoir d’agir autrement, à moins qu’il ne soit psychotique. Dans ce cas, il va en hôpital psychiatrique et non en prison.

L’inconscient psychique : une fiction ?

Tous les philosophes n’ont pas été d’accord avec la théorie de Freud. Certains estiment que la liberté et la dignité du sujet pensant ne peuvent pas être faibles au point d’être soumises à son inconscient.

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Réflexion

L’inconscient selon Sartre

Au XXe siècle, Sartre affirme que « l’inconscient est une fiction ». Selon lui, le refoulement est un leurre. Si on refoule un désir, il faut à un moment qu’on en prenne conscience, ne serait-ce que pour le refouler. Celui qui censure est supposé conscient de ce qu’il réprouve. à un moment, le sujet a donc eu le choix entre :

  • admettre son désir sans pour autant le réaliser ;
  • ou le refouler plutôt que de l’assumer.

Sartre n’affirme pas que nous sommes totalement clairvoyants concernant notre vie intérieure. Avec un effort de volonté cependant, nous pouvons y avoir accès. Par exemple, lorsque le sujet ne comprend pas la nature d’une angoisse, ce n’est pas parce qu’elle est nichée dans un endroit inaccessible de notre psychisme. En réalité, il ne veut pas la comprendre parce que la découverte des raisons de cette angoisse serait insupportable à affronter. Pour Sartre, la liberté l’emporte donc sur l’inconscient, et ce dernier n’explique pas le malaise ressenti envers certains de nos désirs.

Conclusion :

Pour conclure, nous pouvons dire que l’inconscient est une réalité psychique aussi active que la conscience. L’inconscient désigne le non-conscient, une partie inaccessible du sujet. Ce non-conscient regroupe tous les désirs que le sujet refoule parce qu’ils le dérangent ou le menacent. Mais ces désirs continuent de se manifester, sous une forme déguisée. Ce déguisement est la plupart du temps suffisant pour satisfaire le sujet, sans qu’il ne doive se juger immorale. Parfois, le désir porte un masque étrange. Le sujet éprouve alors une souffrance psychologique et physique nommée névrose.

En reconnaissant cette force inconsciente en l’Homme, on admet que nous sommes parfois les jouets de nos propres désirs qui, à notre insu, agissent sur notre pensée ou nos comportements. Mais l’inconscient n’est pas une excuse qui déresponsabilise le sujet. Celui-ci peut toujours entreprendre une thérapie afin de sortir de son mal être, s’il se sent en souffrance ou si son comportement est un frein dans ses relations avec les autres.

En revanche, certains refusent la réalité de l’inconscient et considèrent que le sujet est parfaitement libre. Par cette liberté, le sujet peut, parfois au prix de souffrances supplémentaires, sortir de ses conflits psychologiques.