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Les récits d’enfance et d’adolescence

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  • Les récits d’enfance sont l’occasion pour l’auteur d’apporter un regard neuf sur le monde. Les adultes peuvent se mettre à la place de l’enfant, et comprendre sa vision du monde. C’est également un moyen de mettre en relief certains aspects, comme la misère, qui est d’autant plus frappante lorsqu’il s’agit d’un enfant.

Le récit d’enfance malheureuse

  • Le récit d’enfance malheureuse traite de la misère et des déboires des enfants, comme dans Oliver Twist de Charles Dickens ou Poil de carotte de Jules Renard.
  • Ce genre de récit est souvent autobiographique.
  • Dans le roman Les Misérables, paru en 1862, Victor Hugo dépeint la misère sociale au XIXe siècle à travers les portraits et destins de ses personnages Jean Valjean, Cosette ou encore Gavroche.
  • L’auteur y dresse un portrait réaliste et pathétique de Cosette. La scène décrite est émouvante, ce qui permet de marquer les esprits en fixant cette image dans la tête du lecteur qui s’imagine aisément Cosette.
  • Les conditions de vie terribles de la petite fille sont accentuées par le champ lexical de la misère et du malheur, qui affirme le destin tragique de la fillette.
  • Victor Hugo présente donc une héroïne fragile, qui touche le lecteur par son courage et son sort particulièrement tragique.

Le point de vue de l’enfant

  • L’auteur peut avoir recours au point de vue interne afin de se glisser dans la peau d’un enfant.
  • Anna Gavalda, dans son roman 35 kilos d’espoir se met à la place d’un élève de 6e. On peut le constater en premier lieu grâce au marqueur de l’énonciation, le pronom personnel « je ».
  • L’emploi que fait Anna Gavalda du registre familier contribue également à prouver que le narrateur est un enfant.
  • Ce roman permet aux jeunes lecteurs de s’identifier à Grégoire, qui peuvent ainsi découvrir les solutions qui s’offrent à eux mais aussi apprendre à exprimer leur mal-être.
  • Le lecteur adulte, quant à lui, prend conscience que le point de vue de l’enfant ou de l’adolescent doit être pris en compte, même s’il peut être parfois difficile à comprendre voire dérangeant.

Un point de vue subversif

  • Au-delà de la simple identification au héros, le roman qui met au cœur du récit un enfant peut se faire subversif.
  • Le point de vue de l’enfant peut parfois être déroutant pour les adultes.
  • Dans Zazie dans le métro (1959) Raymond Queneau propose un récit aux allures de roman d’apprentissage et d’épopée relatant des aventures improbables d’où une fillette sort grandie.
  • L’emploi d’un registre de langue très familier interpelle le lecteur. Les phrases des personnages sont calquées sur l’oralité. L’auteur utilise des phrases nominales, ce qui donne un effet vivant et réaliste au dialogue.
  • Le fait qu’une enfant parle ainsi est également étonnant. Il y a un décalage entre ce que l’on attendrait d’une fillette de l’âge de Zazie et son langage.
  • Queneau propose donc la vision d’un enfant atypique et érige le langage familier en langue romanesque. Le point de vue de Zazie est pris en compte et écouté même s’il est perturbant.
  • Le passage par l’enfance, à travers le récit, ouvre les yeux du lecteur adulte et lui permet de se remettre en question.