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La science

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Problématiques

  • Comment définir la science dans son rapport à la vérité et à la connaissance ?
  • La science est-elle seule détentrice du savoir ?
  • Est-ce qu’il ne revient pas à d’autres formes de connaissance de s’interroger sur la fonction de la science et sur ses limites ?

Définitions à connaître : empirisme, rationalisme, éthique, croyance, démonstration.

  • Science et savoir

Le science cherche d’abord à savoir plutôt qu’à croire.

  • La croyance ne fait pas l’objet d’une démonstration et ne peut justifier ce qu’elle prétend.

Au contraire, le savoir repose sur des justifications et des démonstrations.

  • Les connaissances d’ordre pratique par Hume

Nos connaissances ne sont pas nécessairement de nature scientifique, elles peuvent également être d’ordre pratique, reposant sur nos expériences et l’observation du monde qui nous entoure.

Hume fait ainsi remarquer que c’est par habitude que nous savons que le soleil se lèvera demain, et non par connaissance scientifique (même si l’astronomie peut l’expliquer).

Entre l’expérience pratique (ou l’observation) et la connaissance scientifique, nous passons d’un modèle pratique à un modèle intelligible.

  • La science comme opposition à l’opinion et à la croyance, selon Lucrèce

Lucrèce, philosophe latin du Ier siècle avant J.-C. et appartenant au courant épicurien, a vu dans la science une méthode de pensée permettant aux hommes de se détacher des superstitions et de s’émanciper.

Selon lui, la méconnaissance des phénomènes naturels a conduit les hommes à inventer des explications divines : l’esprit humain cherche un sens et une explication à ce qu’il vit.

  • Si nous connaissions mieux les causes réelles des phénomènes qui nous entourent (notamment grâce à la science), nous serions libérés de la peur et de la culpabilité.
  • La science construit son objet

Toutes sciences construisent leur objet : Bachelard dit à ce sujet qu’il n’y a pas de fait brut en science mais que le fait scientifique est construit. L’observation scientifique implique une construction théorique et un dispositif expérimental qui sont des constructions humaines, non des données de la nature.

  • La physique newtonienne, par exemple, explique l’attraction des planètes à l’aide de la force gravitationnelle. Mais il ne faut pas croire que cette force « existe » au même sens que les objets du monde : c’est un outil explicatif.
  • Karl Popper : science et erreurs

Pour Popper, la particularité d’une théorie scientifique est qu’elle est « falsifiable », c’est-à-dire réfutable.

  • On peut prouver et démontrer qu’une théorie est fausse, alors qu’on ne peut prouver qu’elle est vraie que provisoirement.

C’est ce qui explique que l’histoire des sciences soit faite d’une série de réfutations.

  • Heidegger : « La science ne pense pas »

L’innocence est une critique que l’on pourrait adresser à la science : elle n’inclut pas dans son principe même une réflexion sur la valeur et la portée de ses découvertes et de ses actes. Mais en tant que discipline humaine, pratiquée par des sujets, elle est, elle aussi, subjective.

  • Elle n’échappe donc pas aux objections et aux critiques quant à son usage.

Heidegger concentre cette critique dans une formule provocatrice : « La science ne pense pas ».

  • Il faut alors distinguer la science d’une part et les scientifiques et utilisateur·rice·s des connaissances scientifiques d’autre part.
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À retenir

  • La science repose sur une démarche méthodique et rationnelle qui procède à la fois par induction et par déduction, afin de vérifier des hypothèses.
  • La science est également un paradigme de pensée, proposant une conception du monde : un monde rationnel, prévisible, régi par des lois de causalité, que l’on ne peut entièrement expliquer à cause des limites de notre technique ou de notre intelligence.
  • Ce que sa rigueur et sa démarche lui confèrent de supériorité, la science le perd si elle oublie de penser et se dispense de réfléchir sur elle-même et ses propres limites.