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Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne de 1875 à 1945

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Contexte et notions de base du mouvement ouvrier allemand

  • Révolution industrielle (démarre au R.U. et se répand rapidement en Europe) : se fait dans un contexte de capitalisme libéral, ce qui entraîne la naissance du marxisme .
  • Karl Marx préconise la création de partis communistes, l’instauration d’une dictature du prolétariat, la fin de l’État et l’égalité entre tous les prolétaires.
  • Plusieurs lectures du marxisme existent :
  • les marxistes révolutionnaires veulent : la révolution prolétarienne, la lutte des classes, la collectivisation de l’économie et de la société. Leur but est l’éradication du capitalisme, avec une dictature du prolétariat par le parti communiste ;
  • les marxistes réformistes pensent que pour arriver à une société plus égalitaire, il faut collaborer avec la bourgeoisie et s’accommoder du capitalisme, tout en l’encadrant avec des lois et des syndicats. Les réformes se feraient par la négociation et la démocratie parlementaire.
  • Le syndicalisme est né de la révolution industrielle.

La naissance du mouvement socialiste allemand 1875-1914

  • 1860 : émergence de l’ADAV (réformiste) et du SDAP (révolutionnaire).
  • 1875 : fusion de ces deux mouvements au congrès de Gotha pour devenir le SAP, pour faire face à Otto Von Bismarck et au pouvoir patronal.
  • 1890 : le SAP devient le SPD au congrès d’Erfurt. Le SPD est traversé par un courant réformiste (Éduard Bernstein) et un courant révolutionnaire (Kautsky). Il lutte pour améliorer les conditions de la classe ouvrière et instaurer la démocratie en Allemagne.
  • 1878 : Bismarck interdit en réponse le parti et les syndicats. Lancement d’un programme de lois sociales très avancées pour l’époque (temps de travail, assurance maladie, vieillesse, invalidité).
  • 1890 : Bismarck lève l’interdiction du parti et des syndicats. Mais le SPD progresse en même temps que le poids des syndicats : amplification de la lutte ouvrière, des grèves… Le fossé entre révolutionnaires et réformistes se creuse et finit par toucher les syndicats.

Les divisions et l’anéantissement du mouvement ouvrier allemand 1914-1945

  • 1914 : le SPD est divisé. Il s’aligne finalement derrière le nationalisme et l’empereur Guillaume II.
  • Grande défaite du marxisme, mouvement pacifiste et internationaliste.
  • 1915 : les révolutionnaires allemands forment la ligue Spartakiste.
  • Ils mènent une propagande en faveur de la paix et adhèrent à la révolution russe menée par Lénine en 1917.
  • 1918 : défaite allemande entrainant la fin de l’Empire et la naissance de la République de Weimar, contrôlée par le SPD réformiste.
  • Les spartakistes quittent le SPD et forment le KPD.
  • De 1918 à 1919 : vague révolutionnaire ouvrière dans tout le pays, entre le SPD et le KPD.
  • Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, deux figures révolutionnaires, sont fusillés lors de la semaine sanglante en janvier 1919, symbole de l’impitoyable répression du mouvement.
  • La rupture entre les deux courants marxistes est très profonde et durable.
  • Les têtes pensantes du KDP marxiste-léniniste sont décimées.
  • La SPD s’allie à d’autres partis pour digérer une Allemagne qui supporte mal le traité de Versailles.
  • Crise de 1923 : les clivages sociaux et politiques augmentent et le parti d’Hitler apparaît.
  • Crise de 1929 : 7 millions de chômeurs en Allemagne. Le parti nazi s’installe.
  • Pas de gauche « unie » pour faire face à Hitler : le SPD et le KPD s’affrontent.
  • 30 janvier 1933 : arrivée au pouvoir d’Hitler, disparition de la démocratie allemande.
  • Interdiction du parti communiste et internement des communistes à Dachau la même année, de même que les socialistes, les syndicalistes et tout opposant à Hitler.
  • C’est la fin des libertés fondamentales.