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Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne de 1945 à nos jours

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1945-1990, deux Allemagne, deux socialismes

L’URSS occupe le terrain à l’est de l’Allemagne à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Son idéologie se base sur le marxisme-léninisme.

  • L’URSS demande au SPD et au KPD de fusionner dans un parti commun, le SED.

La RDA

  • 1949 : création de la RDA, à l’est. La société est-allemande fonctionne sur le même système que l’URSS : parti unique (SED), syndicat unique (FDGB), collectivisation de l’économie et de la société, planification, étatisation, contrôle et répression des opposants par la STASI.
  • Juin 1953, révolte des ouvriers. Walter Ulbricht fait appel aux Russes. La répression est sanglante et fait des dizaines de morts.
  • La RDA avec le rideau de fer fut un des régimes communistes les plus difficiles.
  • 1961 : le Mur de Berlin est érigé, symbole de la séparation des pays capitalistes occidentaux et du bloc soviétique de l’Est.
  • En RDA, certaines inégalités sociales demeurent pourtant.
  • 1985 : Gorbatchev arrive au pouvoir en URSS et lance la « glanost » et la « perestroïka », qui accélèrent la chute de l’Union Soviétique.
  • 9 novembre 1989 : chute du mur de Berlin : fin de la RDA et de son régime
  • 3 octobre 1990 : réunification de l’Allemagne

La RFA

  • La RFAest née en 1949 en réponse à la création de la RDA. La société ouest-allemande se caractérise par un régime démocratique, le pluripartisme, une économie capitaliste de marché.
  • Ses principaux partis politiques sont : le SPD, le KPD (interdit en 1956) et la CDU.
  • 1959 : Congrès de Bad Godesberg : changements dans la ligne politique du SPD (fin des symboles marxistes, réformisme et prémices d’un libéralisme économique.
  • 1969 : Willy Brandt devient chancelier et est une référence pour le mouvement social-démocrate des années 60-70 en Europe.
  • Le tournant réformiste adopté par le mouvement syndical et la DGB règle les conflits avec le patronat allemand par des négociations et très peu de grèves. Depuis 1950, la loi sur la co-gestion des entreprises de plus de 2 000 salariés permet d’enraciner cette culture de négociations.
  • L’extrême gauche est très minoritaire. Elle dénonce la trahison du SPD face au capitalisme. Une partie de l’extrême gauche s’engage dans l’action terroriste violente. La « Fraction armée rouge » ou « bande à Baader » pratique le rapt et l’assassinat de grands dirigeant d’entreprises, symbole du capitalisme dans les années 70.

Le mouvement ouvrier depuis la réunification

  • Dans l’Allemagne réunifiée, le SED devient le PDS. Mais ce dernier perd de son influence au profit du parti de gauche « Die Linke », qui veut reconstruire la gauche sur les ruines des anciens communistes et des déçus de la SPD.
  • La SPD assume son tournant libéral avec l’arrivée de Gerhard Schröder au pouvoir en 2000. L’Agenda 2010 est mis en place, et la gauche allemande crie à la trahison de la classe ouvrière.
  • Le syndicalisme allemand connaît une crise de représentation. On passe de 12 millions de syndiqués en 1991 à 7 millions en 2000. Le nombre de grèves fut en constante augmentation dans les années 2000.