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La nouvelle du XVIIIe siècle à nos jours

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Caractéristiques de la nouvelle

  • La brièveté est la caractéristique première de la nouvelle.
  • Elle raconte une histoire vécue par un ou plusieurs personnages. C’est ce qui constitue l’intrigue, qui doit être centrée sur un seul événement.
  • Les personnages sont peu nombreux et moins travaillés que dans le roman.
  • Le cadre spatio-temporel est resserré, peu de lieux interviennent et le temps de l’action est condensé.
  • La structure du récit est dense, mais tout doit tendre vers un but préconçu. Dans la plupart des cas, le récit s’écoule de manière chronologique. Toutefois, on peut assister à une analepse, une prolepse ou à une ellipse temporelle.
  • La narration peut être rapportée de différentes manières, à travers le point de vue interne, le point de vue omniscient ou encore le point de vue externe.
  • La fin de la nouvelle constitue souvent un moment très important de l’œuvre.
  • Fin fermée  : la fin est alors claire et nette (« Le K » de Dino Buzzati, 1966).
  • Fin ouverte : la fin n’est pas claire et est sujette à la libre interprétation du lecteur (« Aux champs » de Guy de Maupassant, 1882).
  • La fin de la nouvelle peut être une fin surprenante, à laquelle le lecteur ne s’attend pas. Cela constitue alors une chute (« Happy Meal », Anna Gavalda, 2004).

Évolution de la nouvelle à travers les siècles

  • La nouvelle au XVIIIe siècle prend l’aspect de la nouvelle telle qu’elle est connue aujourd’hui. Auparavant, elle était considérée comme un petit roman (comme La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette). Désormais, l’intrigue de la nouvelle est plus condensée.
  • La nouvelle connaît un véritable essor au XIXe siècle avec la progression du journalisme. Alors appelée « conte », sa forme est parfaitement adaptée au format du journal. De courtes histoires paraissent dans les gazettes que l’on regroupe ensuite sous la forme de recueils.
  • Maupassant a commencé sa carrière d’écrivain ainsi. Il publie sa première nouvelle, « La Main d’écorché », dans L’Almanach lorrain en 1875, ou encore sa célèbre nouvelle « La Parure » en 1884, dans le quotidien Le Gaulois.
  • Au XIXe siècle, la nouvelle devient plus réaliste : on y décrit la vie quotidienne. Maupassant, Balzac ou encore Zola s’y essaient.
  • Les détails livrés par Maupassant dans « La Parure » illustrent parfaitement le réalisme.
  • Ces récits sont ponctués de « petits faits vrais » comme l’écrit Stendhal.
  • Les précisions sont présentes non seulement pour faire vrai, mais aussi pour dépeindre un monde, une atmosphère ou une époque.
  • La nouvelle au XIXe siècle se tourne également vers le fantastique.
  • Elle propose une histoire dans un monde réel où l’étrange apparaît. Un élément surnaturel vient perturber le quotidien du héros.
  • Cette forme a été choisie notamment par Edgar Allan Poe dans ses Nouvelles histoires extraordinaires. En France, Maupassant ou Prosper Mérimée ont également écrit des nouvelles fantastiques.
  • Même lorsque la nouvelle est fantastique, elle est ancrée dans le réel.
  • Au XXe siècle, la nouvelle devient également policière.
  • Dans cette forme de nouvelle, la fin dévoile le nom du criminel (« Coup de gigot », Roald Dahl, 1962).
  • Les nouvelles du XXe et XXIe siècle sont souvent des nouvelles à chute et offrent un regard sur le monde contemporain (« Lucien », Claude Bourgeyx, 2004).