Créé vers le Ve siècle av. J.-C. par les grecs, la tragédie est reprise au XVIIe siècle avec des règles imposées.
L’action nait d’un conflit lié à la fatalité, et le dénouement est toujours malheureux (Andromaque, Racine). La tragédie a une fonction cathartique.
La tragédie classique du XVIIe siècle obéit à plusieurs règles, dont celle des trois unités : unité de temps, de lieu et d’action ainsi qu’à des règles de bienséance et de vraisemblance.
La tragi-comédie transgresse plusieurs règles de la tragédie, notamment celles de la fatalité et de la fin tragique (Le Cid, Corneille).
La comédie
Elle existe depuis l’Antiquité, et a été reprise au XVIIe siècle. Elle se conforme aux mêmes règles des trois unités que la tragédie classique. Son but est de divertir, mais aussi d’instruire.
Pour faire rire, les procédés comiques sont nombreux, l’intrigue est souvent légère, les personnages sont de conditions sociales différentes, les lieux sont généralement des intérieurs bourgeois, et le temps est souvent concentré sur une journée (Le Mariage de Figaro, Beaumarchais). Le dénouement est heureux, souvent satirique, et peut être amené par un deus ex machina.
Différentes variétés de comédies existent selon les époques :
la farce : le rire en est le seul objectif. Elle est proche du fabliau, et dépréciée au XVIIe siècle ;
le vaudeville : développé au XIXe siècle, il reprend les thèmes et les aspect de la farce en un seul acte bref. Les personnages sont caricaturés. Ces comédies sont aujourd’hui appelées théâtre de boulevard (On purge bébé, Le Petit Malade).
Le drame
Apparition dans la première moitié du XIXe siècle (la préface de Cromwell, Victor Hugo). Le drame romantique conserve le ton de la tragédie, mais n’en respecte pas les règles classiques.
L’intrigue est centrée sur un héros passionné, et le dénouement est malheureux. Le drame vise l’émotion, il fait appel à la sensibilité du spectateur.
Le drame romantique se veut plus proche du spectateur par le mélange des genres de la tragédie et de la comédie, et des tonalités grotesques et sublimes (Lorenzaccio).
Au XXe siècle
Après le drame romantique et la mise à mal des règles classiques, le théâtre va s’émanciper et prendre des formes variées.
Les courants et les influences sont très nombreux.
Théâtre engagé : des auteurs comme Giraudoux ou Anouilh, sentant la montée du nazisme, se tournent vers les mythes antiques. Ils se les réapproprient et souhaitent exprimer leurs angoisses à travers eux.
Théâtre de l’absurde : Les personnages sont dénués de toute importance et de toute épaisseur psychologique, certains se métamorphosent (Rhinocéros, Ionesco), l’action est très réduite, parfois inexistante, et peut donner lieu à des improvisations (En attendant Godot, Beckett).
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