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Les valeurs des Lumières

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Les Lumières et leur contexte historique en France

  • Des philosophes comme Descartes distinguent lumière naturelle et lumière surnaturelle :
  • la lumière surnaturelle illumine l'âme et amène la foi ;
  • la lumière naturelle est humaine et propre à la raison.
  • C’est la seconde qui dévoile à l’Homme la vérité sans qu’une intervention divine soit nécessaire.
  • C’est aussi ce second sens qui est employé en relation avec la pensée du XVIIIe siècle.
  • Dans son essai Aufklärung (1784), Emmanuel Kant formule l’expression « Sapere aude ! » qui est à comprendre comme une invitation à faire confiance à son intelligence personnelle.
  • Dès lors, l’expression « Ose savoir » devient une devise à portée universelle.
  • Les philosophes des Lumières prônent le relativisme : il n’y a pas toujours qu’une vérité mais une pluralité de vérités.
  • C’est dans les salons que s’exprime l’esprit nouveau.
  • Ils attirent à la fois des savant·e·s, des lettré·e·s et des gens de cour.
  • Paradoxalement, certains hommes et femmes de pouvoir sont amenés à s’y rendre et à alimenter des idées qui, à terme, les condamnent (cf. Montesquieu et Voltaire).
  • Mais l’esprit nouveau préexiste aux salons via :
  • les progrès scientifiques qui s’accélèrent (développement de l’astronomie, évolution des instruments de recherche etc.) ;
  • l’examen critique des textes sacrés qui se poursuit (Spinoza notamment en pointe les contradictions).
  • Il s’agit, en toutes disciplines, de renoncer au principe d’autorité.
  • L’esprit nouveau se caractérise par son exigence critique : ses instruments sont l’observation, l’analyse et l’expérimentation ; son guide est la raison.

Les valeurs des Lumières

  • L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, dirigée par Diderot et d’Alembert, est un ouvrage collectif emblématique de cette époque.
  • Il a pour vocation de présenter une synthèse de toutes les connaissances, classées et hiérarchisées.
  • Le frontispice de l’Encyclopédie révèle deux grandes valeurs des Lumières dont les autres découlent :
  • la connaissance rationnelle ;
  • et la laïcité.
  • Par la disposition des personnages, la scène fait d’abord songer à une fresque religieuse représentant l’ascension.
  • Mais il s’agit en réalité de détourner ces codes.
  • Débarrassée de la religion et de la superstition, la philosophie des Lumières a pour objet l’Homme et sa place dans le monde.
  • Les philosophes s’interrogent sur l’origine du pouvoir et sur les formes possibles de constitution civile.
  • La société fondamentalement inégalitaire de l’Ancien Régime est dénoncée.
  • Au droit divin qui met les rois en place succède le droit naturel : il conduit à la tolérance, il exprime la liberté de tout être.
  • La figure du roi doit céder la place à celle du despote éclairé, dirigeant empreint des valeurs des Lumières.
  • Montesquieu, homme des Lumières, représente et exprime ces valeurs.

Montesquieu, homme des Lumières

  • Montesquieu (1689-1755), est un aristocrate bordelais issu d’une grande famille de parlementaires.
  • Bien qu’il soit un homme de tradition, il rédige des traités qui témoignent de son indépendance d’esprit et de sa liberté de penser.
  • Il représente une transition entre l’âge classique et l’esprit nouveau.
  • Il est un précurseur des philosophes de ce temps.
  • Ses œuvres les plus importantes relèvent de deux genres différents :
  • un roman épistolaire, les Lettres persanes (1721) ;
  • un essai, De l’esprit des lois (1748).
  • De l’esprit des lois fait de Montesquieu le précurseur des sciences politiques.
  • Dans cet ouvrage, il s’interroge sur la notion de loi et la genèse des lois.
  • Il raisonne à partir des situations qu’il a lui-même constatées lors de ses voyages et non de ses « préjugés », procédant ainsi selon les méthodes de l’esprit nouveau.
  • Le despotisme y est condamné, et l’idée de « vertu politique » développée.
  • L’essai, jugé trop novateur, fut censuré et condamné.