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Histoire du théâtre, du XVIIe sièle à nos jours

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Le théâtre au siècle de Louis XIV

  • Le théâtre du XVIIe siècle est dominé par l’esthétisme du classicisme, qui impose de « plaire et instruire ». L’Académie Française, créée en 1635, encadre la pratique du théâtre par des codes et des règles très précis, dont la vraisemblance, la bienséance, et la règle des trois unités.
  • Le théâtre classique est un théâtre d’imitation des auteurs antiques (Molière et Plaute, Racine et Euripide…). Les dramaturges s’inspirent aussi des comédies espagnoles et italiennes (Le Cid de Corneille).
  • L’Église a toujours une forte influence sur la création littéraire et donne au théâtre un but moral : il a alors pour fonction de corriger les mœurs des Hommes, et on retrouve au cœur des pièces classiques le principe de catharsis antique (Phèdre, Racine).
  • Louis XIV encourage la formation de troupes théâtrales officielles. Les dramaturges sont en compétition. Le système du mécénat se développe à la même période.
  • La scène théâtrale de l’époque est organisée pour distinguer les différentes couches sociales.

Vers un renouvellement des codes théâtraux

  • Au XVIIIe siècle, en suivant les réflexions des Lumières, le théâtre devient une véritable arme de réflexion.
  • Voltaire, Beaumarchais ou encore Marivaux écrivent des pièces (en prose), pour dénoncer l’intolérance et les injustices de leur temps.
  • La réflexion touche également le jeu des acteurs, car la pièce doit faire illusion, et sembler réaliste pour faire passer son message.
  • Cette volonté de vraisemblance contribue à créer de nouveaux genres réalistes, comme le drame bourgeois (précurseurs : Diderot, Beaumarchais, Sedaine), avec Le Mariage de Figaro par exemple. Figaro y remet en question avec verve l’autorité illégitime des puissants.
  • Le théâtre est donc à cette époque un outil de contestation qui participe à l’éducation populaire et à la montée révolutionnaire de 1789.

Le théâtre au XIXe siècle : tensions entre classicisme et romantisme

  • Au XIXe siècle, les règles classiques de vraisemblance, de bienséance et des trois unités sont clairement rejetées par les dramaturges romantiques car elles représentent selon eux une entrave à la création. Ce siècle se concentre sur la liberté et l’individu qui interroge le monde, et c’est dans ce contexte qu’apparaît le drame romantique (Ruy Blas, Victor Hugo).
  • Lors de la première représentation d’Hernani en 1830, les partisans du théâtre traditionnel et les théoriciens plus modernes en vinrent au mains, dans ce qui est désigné comme étant la « bataille d’Hernani ».
  • Dans la deuxième moitié du siècle se développe le genre du vaudeville (Georges Feydeau ou Eugène Labiche).
  • La scène en elle-même évolue également : le décor s’élargit sur trois murs et est plus travaillé. La machinerie s’est elle aussi développée et de nombreux artifices sont mis au service de l’illusion théâtrale.

La crise théâtrale au XXe siècle

  • Traversé par les guerres, les crimes contre l’humanité, et les grandes découvertes psychologiques, le théâtre devient un instrument de contestation, un genre novateur servant à faire réfléchir sur la société pour mieux la transformer (Les Mains sales de Sartre, Les Justes de Camus, etc.).
  • On assiste à la mise en place d’un nouveau langage scénique pour explorer la nature humaine : apogée du théâtre de l’absurde (Ionesco, Beckett).
  • On abandonne petit à petit de la question de l’illusion théâtrale. Le spectateur est de plus en plus inclus dans la mise en scène, on abat le quatrième mur (1793 d’Ariane Mnouchkine).
  • Le théâtre peut être également informatif, comme les pièces « documentaires » qui voient le jour au début du XXIe siècle (Septembre 2001 de Michel Vinavier).
  • Le théâtre à partir du XXe siècle et jusqu’à nos jours est vu comme une expérience plutôt qu’un spectacle. L’intrigue disparaît petit à petit pour laisser place à une forme d’introspection partagée entre auteur, metteur et scène et spectateur.