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La vérité

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Introduction :

Au quotidien, nous donnons nos idées en les affirmant sans même y penser, comme si elles étaient vraies. Par exemple « mon stylo est rouge », ou encore « ma chemise me donne l’air intelligent ». Au moment où on les énonce, ces affirmations semblent vraies toutes les deux. Mais à strictement parler, une seule l’est. Pour savoir laquelle, il faut déterminer les critères de vérité d’une opinion. Qu’est-ce qui fait qu’une opinion est vraie ? à quoi reconnaît-on sa véracité ? Pour répondre à ces questions, nous essaierons dans un premier temps de différencier vérité et opinion. Nous nous demanderons ensuite comment accéder à la vérité. Et enfin, nous tenterons d’établir pourquoi nous voulons l’atteindre.

La vérité et l’opinion

Du point de vue philosophique, la vérité est la conformité de la pensée avec son objet. C’est l’adéquation entre une connaissance et le réel. Si je dis « mon stylo est rouge » et « ma chemise me donne l’air intelligent », ces affirmations doivent être conformes au réel pour être vraies. Seule la première l’est car nous pouvons constater la conformité entre ce qui est dit : « le stylo est rouge » ; et le réel : le stylo est effectivement rouge.

L’opinion

En revanche, en affirmant « cette chemise me donne l’air intelligent », je suis l’unique garant de la vérité. Je peux essayer de justifier pourquoi cette chemise me donne l’air intelligent en argumentant. Je peux dire par exemple « j’ai l’air intelligent car tous les hommes sérieux mettent des chemises », ou bien « la couleur foncée de cette chemise connote le sérieux ». Mais même si j’argumente des heures, personne n’est obligé d’adhérer à ma vérité. Or, une vérité valable pour moi seul est une opinion personnelle. L’opinion est toujours partielle, relative, changeante. Elle est propre à chacun ou à un groupe d’individus.

Cependant, même si plusieurs personnes croient en la même chose, cela n’en fait pas une vérité. Par exemple, je pense réellement que cette chemise me donne l’air intelligent. Ma grand-mère et quelques amis qui me soutiennent dans mes choix vestimentaires le pensent aussi. Mais tout le monde n’est pas obligé de partager cet avis. Certains peuvent très bien penser que cette chemise me donne l’air sinistre.

Les proverbes sont aussi un exemple. « L’argent ne fait pas le bonheur » ou « l’amour rend aveugle » se veulent l’expression d’une vérité universelle. En réalité, ce sont de simples opinions. Pour accéder au statut de vérité, il faudrait pouvoir vérifier que l’argent n’a jamais fait le bonheur de personne, et que l’amour a toujours rendu tout le monde aveugle. Même si nous considérons en permanence que c’est le cas, nous ne connaissons pas suffisamment la réalité pour accéder à la vérité. D’ailleurs, qu’est-ce que la vérité exactement ? À partir de quand pouvons-nous dire qu’une chose est vraie ?

La vérité

  • Une vérité authentique est valable pour tous et tout le monde doit pouvoir vérifier sa conformité avec le réel.

Dans l’exemple précédent, tout le monde peut vérifier que mon stylo est rouge. Cette vérification repose sur un critère objectif, puisque la couleur d’un stylo est une vérité empirique. Nous pouvons donc admettre cette vérité sans preuve car elle relève de l’évidence. Par exemple, tout homme a la possibilité d’attester qu’un triangle est un triangle parce qu’il possède trois côtés. Même si le triangle n’est pas dessiné à ce moment-là, nous pouvons en imaginer un. C’est une question de logique et de raisonnement. La vérité désigne donc un accord entre une idée et la réalité. Cet accord est valable de tout temps et pour tous. Et il est vérifiable par le témoignage des sens ou par le raisonnement.

Opinion, vérité et insuffisance du langage

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À retenir

Redéfinir la vérité est nécessaire parce que le langage entretient une confusion entre opinion et vérité.

Pour sortir de la confusion, il faudrait faire comprendre à notre auditoire que nos propos sont de simples opinions personnelles. Pour cela, il faut admettre que ce que nous disons n’est que probablement vrai, car comme l’affirme Platon « l’opinion est un intermédiaire entre la connaissance et l’ignorance ».

Même si j’ai très envie que mes idées soient valables et acceptées par tous, je dois prendre conscience que ce n’est pas le cas, car la plupart de mes idées ont un caractère doxique. En grec, la doxa est l’opinion. Mes idées étant doxiques, elles ne sont pas des vérités universelles et témoignent de ma subjectivité. Quotidiennement, nous prenons donc des décisions sans connaître la vérité.

Lorsqu’il faut agir, nous n’avons effectivement pas toujours le temps d’être certain de ce qui est vrai. Nous devons alors nous appuyer sur nos seules opinions, autrement nous ne ferions jamais rien. Si nous devions attendre de connaître avec certitude la composition chimique de chaque aliment que nous voulons manger, nous mourrions de faim. Nous nous servons donc de notre opinion pour choisir les aliments qui ne risquent pas de nous nuire.

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À retenir

Aristote a expliqué que la prudence consiste à agir sans certitude absolue, mais en faisant des choix les plus raisonnables possible au vu des circonstances.

Sans être diététicien, nous pouvons donc être vigilant et raisonnable avec ce que nous consommons. Lorsque nous entreprenons quelque chose, nous ne sommes pas dans le domaine de la vérité, mais dans celui de l’opinion, du vraisemblable.

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Réflexion

L’allégorie de la caverne : Platon

Dès l’Antiquité, Platon a bien compris le caractère doxique de nos idées. Le philosophe grec considère que le monde dans lequel nous évoluons est celui du vraisemblable, de l’opinion. Dans La République, écrit en 380 avant Jésus-Christ, Platon décrit un monde où des hommes sont prisonniers, enchaînés face à un mur sur lequel apparaissent des images. Ces images sont le reflet d’objets réels que d’autres hommes manipulent derrière eux. Faute d’avoir connu autre chose, les prisonniers pensent avec certitude que ce qu’ils voient est le réel, alors qu’ils ne perçoivent que son ombre. Le réel est symbolisé par l’ombre des objets.

  • Cette histoire est connue sous le nom d’allégorie de la caverne.

Elle critique le rapport illusoire que l’Homme entretient avec la vérité en la confondant avec l’opinion. Chacun croit détenir des vérités alors qu’il ne possède que des opinions. à la fin de l’allégorie de la caverne, un prisonnier se libère de ses chaînes et sort. Il comprend alors que tout ce qu’il pensait être vrai n’est qu’illusion. Il prend conscience qu’il n’a jamais eu accès à la vérité, mais seulement à sa copie. Cette prise de conscience est douloureuse. Comprendre qu’on ne sait rien et qu’on ne possède aucune vérité est assez dur à admettre.

Que nous possédions des opinions n’est pas problématique. Ce qui pose problème est notre incapacité à reconnaître que ces opinions ne sont valables que pour un moment, un individu et un contexte donnés. Sans percevoir la sagesse de l’allégorie de la caverne, la plupart des hommes sont certains de détenir une vérité valable pour tous et pour toujours. Certains cherchent même à l’imposer aux autres, parfois par des moyens illégitimes comme la violence verbale ou physique, la ruse ou la persuasion. J’ai tenté de vous persuader gentiment que cette chemise me donne l’air intelligent. Je pourrais aussi bien vous forcer à l’admettre, en vous menaçant de sévères représailles si vous ne le faisiez pas.

Comment accéder à la vérité ?

Prendre conscience de son ignorance : humilité et lutte contre le dogmatisme

La vérité ne se déniche pas facilement. Alors comment l’atteindre ?

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À retenir

Admettre notre ignorance nous permet de nous orienter vers la vérité.

En effet, si je suis certain que mon opinion est vraie, pourquoi chercherai-je une autre vérité ? Il est idiot de rechercher ce que l’on croit détenir.

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Réflexion

Socrate et la vérité

Socrate, le maître de Platon, considère que la vérité n’est pas innée pour l’Homme. Elle doit être acquise. Pour cela, nous devons d’abord prendre conscience que la plupart de nos vérités sont doxiques. Socrate est considéré comme le premier philosophe parce qu’il s’est mis en quête de la vérité au lieu de croire, comme beaucoup de ses contemporains, qu’il la possédait déjà.

Pourtant Socrate assume et proclame son unique certitude :

« Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien. »

Cette prise de conscience est nécessaire pour celui qui veut vraiment conquérir la vérité. Car encore une fois, l’homme qui croit détenir le vrai n’a aucune raison de le chercher. La vérité ne se donne pas, elle se dévoile progressivement. D’ailleurs en grec, « vérité » se dit alètheia et signifie à la fois vérité et dévoilement.

Ainsi, Socrate fait preuve de sagesse, d’humilité. C’est assez contradictoire avec l’image que nous nous faisons du philosophe, sûr de lui et parfois même méprisant avec ceux qu’il qualifie d’ignorants.

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Attention

Les ignorants auxquels s’oppose Socrate ne sont pas des personnes qui n’ont reçu aucune instruction. Ce sont des hommes qui ont reçu l’enseignement de l’époque, et l’ont retenu intégralement sans jamais le remettre en question. Ce sont des hommes dogmatiques ; ils croient aux dogmes.

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Définition

Dogme :

Le dogme est une vérité présentée sans preuve. Par exemple, les principes religieux admis par les croyants sont des dogmes.

Le dogmatisme et ses dangers

La publicité utilise la logique du dogme. Elle nous assaillit d’opinions qui ont l’apparence de vérités. Quelques membres de la société profitent de cette confusion entre opinion et vérité à des fins commerciales, c’est pourquoi ils font appel à la publicité. Les publicitaires sont d’excellents manipulateurs d’opinions. Ils parviennent à faire croire au consommateur que le produit qu’ils proposent est primordial pour lui. Les politiques sont également d’excellents manipulateurs d’opinions. Leur éloquence donne une apparence de vérité parfaite à des idées très discutables.

Le dogme peut devenir dangereux lorsqu’il est utilisé pour manipuler les foules. Par exemple, les extrémistes religieux ont assimilé des dogmes qui deviennent leur unique repère intellectuel et moral. Ces règles, qu’on leur présente comme des lois divines, les manipulent et les rendent dangereux car imperméables à la raison.

L’Histoire comporte de nombreux exemples de violences commises au nom de dogmes idéologiques ou religieux. Ces vérités admises comme irréfutables permettent d’imposer de force un modèle de pensée à une population, dans l’intérêt de quelques-uns. Les croisades ont été commises au nom du dogme chrétien. Le nazisme, reposant sur le dogme de la race aryenne, a été imposé par la violence. Aujourd’hui, les attentats les plus récents sont commis au nom du dogme islamiste. Le dogmatisme est une arme qui permet d’abuser des plus ignorants et de les instrumentaliser, afin d’instaurer la terreur dans le reste de la population.

Douter

Chercher la vérité, c’est donc aussi lutter contre le dogmatisme et contre le pouvoir des manipulateurs d’opinion qui abusent de notre crédulité. Comment y parvenir ? En tentant de lutter contre toutes les opinions qui se font passer pour des vérités. Les croyances, les préjugés et les idéologies sont des opinions qui prennent abusivement le statut de vérités. Il s’agit donc d’examiner les idées avec soin pour comprendre si elles méritent leur statut de vérité, ou si elles ne sont que de vagues opinions.

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Réflexion

Descartes : rien n’est vrai sauf la conscience

Au XVIIe siècle, Descartes a mené un travail d’examen de ses opinions pour tenter de sortir de son dogmatisme. Depuis son enfance, il a emmagasiné de nombreuses connaissances dans tous les domaines et les a acceptées sans sourciller ni les vérifier. Descartes constate que nos vérités sont construites soit par nos sens, soit par notre intellect.

Mais nous ne pouvons pas affirmer avec certitude que nos sens nous fournissent des vérités. Ce que nous percevons autour de nous n’est peut-être pas le réel, mais une erreur de nos sens ou une illusion créée par notre inconscient. D’autre part, le raisonnement intellectuel ne produit pas non plus toujours des vérités. En effet, puisque nous ne sommes que des hommes, nous nous trompons. La possibilité de trouver une vérité semble s’éteindre.

Mais au moment où Descartes va abandonner l’espoir d’atteindre une vérité, et va admettre que nous sommes condamnés à nous contenter d’opinions, une vérité surgit enfin de manière fulgurante. Il ne peut douter que son esprit est en train de douter.

« Je pense, donc je suis. »

Je suis avec certitude un esprit pensant capable de douter, d’examiner, de rejeter. Je ne peux pas douter de mon esprit qui s’efforce de penser. Cette vérité est connue sous le nom du cogito ergo sum.

  • Le cogito cartésien est une certitude universelle et intemporelle : c’est donc une vérité.

Nous ne pouvons pas en douter. L’esprit de chacun de nous est capable de découvrir et d’admettre par lui-même cette vérité. Il ne peut pas la recevoir passivement de l’extérieur par un professeur. Chacun doit pouvoir en faire l’expérience par son esprit.

Les connaissances mathématiques sont une vérité car elles répondent aux trois critères de véracité que sont l’universalité, l’intemporalité et la mise à l’épreuve par expérimentation. En dehors des mathématiques, la vérité certaine est rare. Descartes propose un voyage intellectuel solitaire pour l’atteindre. D’autres philosophes comme Kant considèrent au contraire que c’est dans le dialogue et la mise en débat des opinions que la vérité a toutes ses chances de surgir.

Dialoguer

Dans l’Antiquité, Socrate pratiquait déjà le dialogue avec ses contemporains, notamment avec les sophistes. Malheureusement, les échanges tournaient souvent à l’insulte et au règlement de compte, car les sophistes étaient ennemis de la conception de Socrate. Chaque camp cherchait à convertir l’autre à son opinion. Or, Kant nous explique que pour être productif, un dialogue ne doit pas viser la victoire sur l’autre. Un vrai dialogue rationnel entre les points de vue est fécond s’il aboutit à une conclusion commune. C’est ce que Kant appelle un sens commun.

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Réflexion

Kant et le sens commun

Le sens commun est une référence commune à tous, indispensable pour que les esprits s’accordent. Cet effort suppose au moins deux conditions :

  • chercher à penser par soi-même sans se contenter de répéter bêtement ce qui a été entendu ;
  • penser en se mettant à la place des autres interlocuteurs. Cela implique de sortir de soi-même afin d’envisager d’autres points de vue.

La véritable connaissance n’est pas solitaire. C’est un processus commun, dans lequel chacun accueille le point de vue des autres afin d’élargir le sien. La démarche n’est pas évidente, mais elle garantit un accès à la vérité. La vérité se définit plutôt comme un chemin à emprunter, et une certaine attitude intellectuelle envers l’ignorance et les opinions. Reste à comprendre pourquoi l’homme est fasciné par la vérité. Quel intérêt avons-nous à la rechercher ?

La vérité se définit plutôt comme un chemin à emprunter et une certaine attitude intellectuelle à l’égard de l’ignorance et des opinions. Reste à comprendre pourquoi l’homme est fasciné la vérité. Quel intérêt avons-nous à la rechercher ?

Pourquoi souhaitons-nous accéder à la vérité ?

La vérité nous garantit le progrès

Le progrès technique

  • Si nous avons tant besoin de la vérité, c’est parce qu’elle nous garantit le progrès.

Par exemple, la grande ambition de Descartes est de rendre l’Homme « maître et possesseur de la nature ». Il n’a cessé d’affirmer que la science doit être utile à la vie. Son ambition était d’utiliser la science pour comprendre et domestiquer les forces naturelles, dans le but de servir l’Homme. C’est aujourd’hui chose faite. Établir une vérité scientifique analysant la force du vent permet de faire fonctionner des éoliennes, et de créer de l’énergie naturelle et peu coûteuse. L’utilité principale des connaissances scientifiques est donc le progrès technique. La recherche de la vérité en science n’est pas désintéressée, mais souvent orientée vers des buts concrets comme le confort et le profit de l’homme avec, malheureusement, tout ce que cela suppose de dérives et de nuisances.

Le progrès moral

Par ailleurs, la vérité a aussi un but moral. Par exemple, on apprend très tôt aux enfants à dire la vérité plutôt que des mensonges. Dire la vérité a un intérêt pour la société, et pour l’humanité entière. Imaginons que le mensonge soit instauré comme valeur morale. Chacun mentirait comme bon lui semble, selon ses intérêts et ses désirs. Si tout le monde se mettait à mentir, la communication et tous nos échanges seraient faussés. Plus personne ne pourrait se faire confiance, et la vie en société deviendrait impossible. L’humanité serait menacée de ruine car les relations humaines seraient vouées à l’échec. évidemment, dire la vérité n’est pas seulement un impératif pratique et un moyen de sauvegarder l’humanité. La vérité est une valeur morale au sens où celui qui la respecte est lui-même un être moral.

Nous avons toujours la possibilité de mentir. Dire la vérité demande un effort qui va à l’encontre de notre penchant à mentir pour notre intérêt personnel. Selon Kant, cet effort nous donne le statut d’être moral digne de respect. Ce statut privilégié nous élève largement au-dessus des animaux qui sont dépourvus de moralité, de capacité de choisir entre le bien et le mal ou entre la vérité et le mensonge. Un animal n’a pas le choix de suivre ou non son instinct. L’Homme peut décider de mentir ou de dire la vérité, parfois même au péril de sa vie.

La vérité est une valeur illusoire qui atténue nos angoisses

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Réflexion

La vérité est relative pas absolue : Nietzsche

Au XIXe siècle, le philosophe Nietzsche réaffirme l’idée qu’il n’existe pas une seule vérité, mais plusieurs dans une réalité donnée. D’un point de vue philosophique, la vérité est une construction de l’Homme qui lui permet d’étendre sa puissance et de développer ses capacités. à travers la science, la politique, l’art et bien d’autres domaines, nous recherchons la vérité car elle est un moyen d’accroître notre puissance vitale, et de développer notre potentiel de création.

Pour prendre un exemple simple, une situation n’est pas vécue de la même façon par un œil humain et par un œil de mouche. Chacun construit pour son espèce une réalité relative à ce qui leur permet de survivre.

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Définition

Vérité :

D’un point de vue biologique, la vérité est donc ce qui nous aide à préserver nos vies, à améliorer nos capacités, à développer notre puissance.

L’angoisse de l’instabilité met l’Homme en quête du vrai

Toujours selon Nietzsche, l’Homme a peur de l’instabilité. Le changement et l’instabilité provoquent dans notre esprit de la confusion, et par conséquent de l’angoisse et de la nervosité. À travers la recherche de la vérité, l’Homme exprime un besoin de permanence et de stabilité, nécessaires pour apaiser son esprit.

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À retenir

Nous désirons du vrai car il nous apporte des certitudes immobiles rassurantes.

Notre besoin de vérité stable et objective découle de notre incapacité à supporter la variabilité des choses. Selon Nietzsche, l’authentique courage intellectuel exigerait d’abandonner la recherche de la vérité, d’ignorer enfin cette valeur illusoire. L’homme libre et puissant est capable de dire : « le vrai ne m’intéresse pas. La réalité est plus changeante et complexe que toutes les vérités qui prétendraient l’atteindre et la figer dans une théorie ou une idée ».

Conclusion :

Nous avons vu que la vérité est difficile d’accès, mais certains philosophes comme Descartes prouvent que notre esprit peut atteindre des vérités. La condition préalable semble être la nécessité de se défaire des opinions léguées par tous ceux qui participent à notre formation intellectuelle. Ainsi, l’esprit peut s’acheminer vers une connaissance certaine comme en mathématiques, ou se contenter d’accorder son crédit aux opinions les plus raisonnables lorsqu’il s’agit de la vie quotidienne. Par ailleurs, la vérité est une valeur universellement recherchée parce qu’elle offre à l’Homme un intérêt intellectuel et moral. Mais la vérité est aussi un baume qui apaise notre esprit en quête de stabilité et de permanence.