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Sujet bac S - Annale histoire géographie 2014
Fiche annale

BACCALAURÉAT GÉNÉRAL

ÉPREUVE ANTICIPÉE

SESSION 2014

HISTOIRE - GÉOGRAPHIE

Série : S

Durée de l’épreuve : 4 heures. – Coefficient : 3

Les calculatrices ne sont pas autorisées.

PREMIÈRE PARTIE

Composition de géographie

Le candidat traite l’un des deux sujets suivants :

Sujet 1 - Aménager les villes : réduire les fractures sociales et spatiales en France.

Sujet 2 - L’Union européenne, acteur et pôle majeur de la mondialisation.

DEUXIÈME PARTIE

Le candidat traite les deux exercices proposés (A et B).

Exercice A – Réalisation d’un schéma de géographie.

Roissy : plate-forme multimodale et hub mondial.

Légende

Alt texte

Schéma

Alt texte

Exercice B – Analyse de deux documents en histoire.

L’enracinement de la culture républicaine dans les décennies 1880 et 1890.

Consigne : en mettant les documents en relation, montrez comment s’enracine la culture républicaine en France dans les décennies 1880 et 1890.

Document 1 : le sentiment républicain dans un village des Deux-Sèvres à la fin du XIXe siècle

On attribuait aux gouvernements qui avaient précédé celui de la République toute la misère que la campagne surpeuplée avait connue, sans échange et sans industrie. On attribuait au régime républicain tout le mérite des progrès constatés.
On était fier de participer à un vote, à la gestion des affaires de l'État qu'on connaissait mal, que le député connaissait mieux, que les ministres connaissaient bien ; on n'eût renoncé pour rien au monde à participer par un vote et par des interventions quasi-permanentes auprès des conseillers municipaux à la gestion des affaires de la commune. Et les campagnes électorales ardemment suivies, où il fallait lutter, étaient comme des cérémonies où se retrempait la foi.
Tous les ans, le 14 juillet, une grande cérémonie républicaine était célébrée dans la joie. Et le soir, un banquet par souscriptions ne réunissait pas moins de 100 convives, dans la grande salle des fêtes à la mairie, bien que les paysans hésitassent toujours à souscrire parce que cela coûtait cher. Un discours était prononcé où on parlait invariablement de la Bastille ; tout le monde applaudissait de confiance. Une retraite aux flambeaux, un immense feu de joie auprès duquel spontanément on entonnait La Marseillaise, un bal public terminait la fête. Ainsi s'entretenait le sentiment républicain.

Roger Thabault, Mon village, ses routes, ses hommes, son école, Delagrave, 1944

Document 2 : défilé des bataillons scolaires, place de la République à Paris, 14 juillet 1883.

Alt texte

Lithographie anonyme, Paris, Musée Carnavalet.